Les Chroniques Réinfocovid

Complotiste

Voilà plus d’an que nous sommes privés de nos libertés, et peut-être verrons-nous enfin le bout du tunnel d’ici peu de temps. Une part de la population espère retrouver sa vie d’avant, mais avec une dette abyssale qui se compte en plusieurs milliards pour le pays, il est difficile d’imaginer que la société n’ait pas subi quelques
mutations au passage, par nécessité. Je me suis intéressée à toutes les opinions, y compris aux thèses les plus perchées, pour tenter de comprendre quelque chose à cette folie épidémique. J’estime valable de se questionner dès lors que la liberté est menacée de manière aussi durable et sous couvert de prétextes douteux et assez équivoques.

La thèse du « complotisme » n’a jamais été délirante à mes yeux, ou mes yeux délirent-ils peut-être de cette situation complexe, mais j’avance ici un fait. Croire en la malveillance de certains humains n’est pas délirant, en témoigne les faits divers sordides. Croire en une malveillance organisée n’est pas non plus délirant à
mon sens, car on peut le constater à travers l’histoire, par les nazis.
A ma petite échelle d’individu immergé dans la société, je peux déjà constater qu’il existe des individus manipulateurs. J’en ai rencontré quelques uns, et j’ai croisé leurs regards. J’ai relevé plusieurs caractéristiques communes à chacun d’eux. Leurs yeux sont un tunnel de glace, dénués de chaleur humaine et d’empathie. Un regard d’emprise où recèle le désir de pouvoir sur autrui. A cela s’ajoute une virtuosité dans l’art du discours et de l’instrumentalisation de la peur, on obtient un mélange de
personnalité assez explosif .
Par exemple, de par mes activités bénévoles j’ai rencontré un individu qui a tenté de me manipuler en me faisant croire qu’il était menacé par un groupe d’individus et qu’étant vue en sa compagnie, il fallait que je reste auprès de lui pour qu’il me
protège, sans quoi j’étais moi aussi menacée par ce groupe. Un discours de peur - une recherche de sécurité - une emprise. Néanmoins, la manipulation n’était pas très subtile, et cet individu était par conséquent marginalisé par la société. Mais j’ai l’intuition que l’on peut retrouver ce même genre de profil avec un haut degré de subtilité dans les sphères du pouvoir…puisque leur grande quête est justement le pouvoir, qu’ils obtiennent par l’art du discours.
Aujourd’hui, je retrouve ce même schéma dans la situation actuelle : peur - sécurité - emprise. Ce n’est qu’une humble hypothèse reposant sur mon vécu personnel, je peux naturellement déformer la réalité par mes interprétations, avoir des œillères sur la société, mais je suis aussi façonnée par elle et un peu aussi son reflet.

Pour en revenir à mon petit manipulateur, bien qu’il aurait pu m’attirer de sérieux ennuis si j’avais cru à son histoire, je retiens de lui une assez grande pitié car son esprit semble amputé d’une part d’humanité nécessaire à son lien affectif en harmonie avec les autres. Mais la question de l’humanité se pose en chacun de nous. Je peux manquer d’empathie à certains moments, par fatigue, faiblesse, incompréhension etc… Ce dont je me méfie par dessus tout, c’est de mon ego ainsi que des failles et blessures narcissiques qui, si on n’y prend pas garde, peuvent engloutir la conscience et l’aveugler sur son chemin, car la dérive guette l’esprit qui s’ignore sur ses flots d’angor.

Il est légitime de se questionner en ces temps troublés, et je ne me contente pas de me rassurer par le « plus jamais ça ». Ce que nous nous interdisons moralement de faire aux autres, d’autres s’en donneront la licence, faute d’empathie. Édith Piaf l’a chanté de toutes ses tripes « C’est l’amour ».

« C’est l’amour qui fait qu’on aime, c’est l’amour qui fait pleurer. Mais tous ceux qui croient qu’ils s’aiment, ceux qui font semblant d’aimer, ne pourront jamais pleurer. »

 

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