Les Chroniques Réinfocovid

(Co)vid(e) Épisode 4/6

Pour éviter la contagion, on nous a enfermés 2 mois, puis de nouveau presque 2 mois, et il semble qu’un 3èmeconfinement en janvier soit dans l’air du temps, on nous a donc fait porter des masques, même aux enfants à partir de 6 ans, on nous fait signer des attestations paradoxales, on nous fait peur, et, de nouveau, on nous culpabilise, comme en octobre : «Ah, mais dites-donc, vous n’avez pas été très raisonnables, hein, les petits Français, on vous avait bien dit de faire attention, mais vous n’avez pas écouté, hein, comme d’habitude… Vous n’en faites qu’à votre tête. Eh bien, on va être obligés de vous enfermer à nouveau. Mais c’est pour votre bien, hein ! Qui aime bien, châtie bien ! Ah oui, et puis au fait, on va fermer certains commerces, ceux qui ne sont pas essentiels, comme ça, tout le monde sera vraiment puni… Quoi ? Comment ça, il y a déjà une crise économique, et des faillites, et de la dette qui s’accumule ? Ah, mais s’il faut s’arrêter à tous les détails, on n’y arrivera jamais ! ». Pourtant, pour avoir fermé ces commerces dits non-essentiels juste au moment où on allait commencer à vouloir préparer (timidement) Noël, début novembre, on savait bien que : a) on allait privilégier les grands groupes commerciaux internationaux qui fonctionnent par le Web, b) on allait aussi priver de ce service les personnes qui n’ont pas Internet ou qui ne savent pas s’en servir, c) on reculait pour mieux sauter. Car enfin, au lieu de permettre à tout le monde (clients comme commerçants) de continuer à fonctionner comme on avait appris de le faire (lavage de mains, masque, pas plus de x personnes dans la boutique), on allait provoquer une ruée dans ces commerces au moment de leur réouverture, donc des files d’attente, donc des gens agglutinés, donc des contacts (et de nouveaux clusters ?). Et pour finir, juste après Noël, nous rendre coupable de ces contacts rapprochés et pouvoir ainsi nous re-re-confiner en janvier. C’est pervers, non ? C’est comme si on interdisait à un enfant de manger des bonbons en laissant devant lui des bocaux remplis de bonbons. Et quand il finit par un goûter un, on le punit : «Ah tu vois, on ne peut pas te faire confiance ! ». Existe-t-il d’autres mots pour dire la perversion et le cynisme ?

Avec les jours qui raccourcissent (on est en décembre.), les heures nocturnes prennent le pas sur la clarté du jour. C’est comme ça, on n’y peut pas grand chose. C’est la logique des saisons. Or, même en décembre 2020 et malgré les jours et la clarté qui diminuent, on devrait toujours être le peuple des Lumières. Mais nos lumières déclinent et s’obscurcissent de jour en jour. It’s a fuck***ing piece of shit. (Mes petits enfants ne comprennent pas encore les gros mots en anglais, j’en profite !).

Le 27 novembre dernier, au journal télévisé, nous avons eu droit à une affreuse piqure de rappel à propos de nos pensées dubitatives (même si j’évoque ici les miennes, je suis persuadée que je ne suis pas la seule à avoir de telles pensées.). Comme les médias principaux (télé, radio, presse écrite, mais pas tous car il existe encore des journalistes et des rédactions qui osent penser par eux-mêmes sans réciter un catéchisme venu d’en haut !) commencent à tourner en boucle le fait que bien des Français hésitent à se faire vac**iner, le JT de la 2 (https://www.france.tv/france-2/journal-13h00/2087055-edition-du-vendredi-27-novembre-2020.html) à 1 min 32 nous balance, en ouverture du journal, un triste sujet d’à peine quelques minutes à propos du cas d’une jeune maman de 35 ans environ qui est morte des suites de la Covid, laissant un jeune veuf et deux enfants, qui, face caméra, se mettent à supplier pour qu’on fasse tout ce qu’il faut pour lutter contre le coronavirus (le sujet sous-entend-il la suggestion de ne pas hésiter à se faire vac**iner ?). Comme si la destinée de cette famille n’était pas déjà assez tragique, les médias ont profité de ce malheur pour manipuler, par leur chagrin, notre émotion.

 

Marie-Pierre L., Citoyenne

Aller au contenu principal