Les Chroniques Réinfocovid

Le nudge en pratique

Le nudge représente des techniques de suggestions indirectes qui peuvent, sans forcer, influencer les motivations, les incitations et la prise de décision des groupes et des individus. Il est omniprésent depuis plusieurs années. Citons quelques exemples connus :

- Mettre des petits bols/petites assiettes dans un restaurant qui propose le buffet à volonté. Ainsi, le consommateur s’illusionne que les portions qu’il prend sont importantes et qu’il va manger de manière copieuse. Si on interroge un spécialiste du nudge, sur ce cas, il dira que cette pratique est mise en place pour éviter l’obésité. En réalité, c’est un système astucieux pour limiter les quantités prises par les consommateurs, donc les coûts engendrés et ainsi maximiser le bénéfice (malgré l’apparence de générosité)

- Pour pousser les fumeurs londoniens, il y a quelques années, 2 compartiments d’un cendrier géant représentaient Messi pour l’un et Cristiano Ronaldo pour l’autre. Les passants étaient invités à voter pour celui qu’ils considéraient comme le meilleur footballeur. En six semaines, le volume de mégots jetés sur les trottoirs a chuté de 20% dans la capitale britannique

Rien de bien méchant jusqu’à maintenant, n’est-ce pas ? Là où ça se gâte, c’est quand on utilise les techniques du nudge (et elles peuvent être très créatives dans leurs formes) pour vous inspirer vers la BONNE décision. Mais la bonne décision pour qui au juste ?

Très vite, ça peut déraper en lobotomisation et en perte du libre-arbitre. Creusons ce concept du nudge dans cette « crise sanitaire » et plus précisément dans l’appel à la vaccination. Qu’en est-il ? Eh bien, eh bien…on navigue en chemin totalement balisé (au sens propre avec toutes ces signalisations présentes partout dans les magasins et autres administrations comme au sens figuré d’ailleurs) et miné qui plus est.

Venons-en aux faits :

  1. Le nudge pour éviter le « mal ». Le sens interdit le plus direct, c’est la prononciation du terme « complotistes » (dont Louis Fouché figure en tête ou pas loin évidemment). Balancer ce mot éloigne le citoyen lambda ou, a minima, insinue le doute. Une autre interdiction assez directe est la censure. On ne peut que prendre des meilleures décisions quand nous ne sommes pas pollués par ces affreux complotistes, n’est-ce pas ? Une autre interdiction plus insidieuse : le shadow ban ! Eloigner du citoyen lambda toute pensée critique en effaçant/invisibilisant les esprits trop libres vis-à-vis de la doxa. Etape 1 réussie : garder captive la cible (= nous !). En langage animalier = les faire rentrer à l’étable pour ne pas qu'elle ne nous échappe
  2. Le nudge pour provoquer le « bien » La direction du vent est soufflée par les médias mainstream (BFM en tête). Ce qui y est dit ne peut qu’être sourcé, vérifié et donc réel. Leur légitimité est performative. Ils se disent légitimes de parler de tout, donc ils le sont. Peu importe qu’un urologue s’y présente comme meilleur expert en épidémiologie que Raoult… Puisqu’il parle sur une chaîne, une radio ou s’exprime via un journal qualifié de légitime, alors il le devient ! Les états ultra vaccinés sont également le chemin du bonheur éternel. Le storytelling classique est que ces pays étaient confinés, ils ont vacciné, ils ne sont plus confinés. C’est bien la preuve que la vaccination fonctionne ! Pardon ? Ça réécrit l’histoire ou je rêve ?

Reprenons avec mon interprétation : le gouvernement du pays a décidé arbitrairement de confiner. Il a opté pour la promotion tous azimuts de la vaccination. Et comme la population a été suffisamment docile, ce même gouvernement a décidé de rendre un peu de liberté. En quoi cela prouve quoi que ce soit sur l’efficacité de la vaccination ? Quel est ce raccourci qu’on peut tous démonter en y réfléchissant 2 minutes ? J’ai bien peur que ce soit du nudge au service de la vaccination de masse ! Etape 2 réussie: la population captive a un cap tracé très clairement. Le vaccin sera son salut = en langage animalier, l’âne a une carotte devant sa gueule pour avancer bien gentiment

  1. Le nudge pour convaincre les indécis On peut par exemple sortir des histoires à dormir debout du type « un inconnu a contacté un influenceur sans aucune discrétion pour discréditer Pfizer en lui proposant un gros pactole et bien sûr ce gentil influenceur a refusé cette grosse somme d’argent ». Ainsi le discrédit est jeté sur toute critique des vaccins. Le citoyen lambda qui lira, écoutera un propos critique sur tel ou tel vaccin, aura le doute désormais à l’esprit : n’est-ce pas un concurrent qui finance la critique de ce vaccin ? On peut par exemple dire à nos anciens dans les EHPAD qu’ils n’auront plus Les mêmes droits que les autres pensionnaires s’ils ne se piquent pas. On peut par exemple nous faire comprendre que nous ne retrouverons jamais la joie d’une vie sociale riche sans passer par la case piqûre Etape 3 réussie : transformer les indécis en preneurs de BONNE décision (pour qui au fait cette décision est bonne ?) = en langage animalier, si la carotte ne suffit pas, il y a aussi la cravache.

Evidemment que le nudge est bien antérieur à cette pseudo-crise mais nous assistons à un déferlement total où le nudge est au service exclusif de la tromperie, de la supercherie et de la propagande ! C’est extrêmement difficile de déceler ces multiples formes que peut revêtir le nudge tellement nous y sommes baignés et conditionnés. Tentons au maximum de nous en prémunir pour rester lucides et continuons de lutter avec nos maigres moyens contre cette insupportable fabrique du consentement !

Fayçal

 

 

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