Les Chroniques Réinfocovid

République et démocratie

Petit passage de ma part sur votre site (que je suis maintenant depuis ... plusieurs mois), et qui est l'une des rares voix raisonnables dans ce monde pourri par l'argent et le libéralisme.

J'avais besoin d'exprimer une chose, à l'intention des lectrices et lecteurs, ainsi qu'à tout curieux qui lira ce message ; en clair, j'espère une portée plus grande que sur mon propre site web.

Le monde, tel que nous le connaissons n'a jamais changé. Depuis l'Antiquité, les marchands n'allaient déjà pas sur le champ de bataille et on y envoyait d'abord les serfs et les paysans, c'est à dire la classe pauvre. Les marchands, ce sont ceux qui, tour à tour, fournissent à une cité-état, un état, un royaume, de quoi vivre, s'alimenter, se vêtir, ...

Vous me direz : où est le mal ?

Justement, il n'y a aucun mal, si ce n'est qu'au fil des siècles, cette classe marchande s'est entourée d'intermédiaires, de parasites qui, plutôt que de produire pour vendre, plutôt que de fabriquer, d'acheter dans d'autres pays (et donc fournissant un effort sur le voyage), ils établissaient des comptoirs où les vrais marchands vendaient leurs stocks et repartaient aussitôt.

Vous voyez peut-être où je veux en venir, sinon, considérez ceci : cette classe marchande, intouchable dès l'Antiquité en raison de leur potentiel de ravitaillement a connu une mutation importante au cours des siècles et pourtant si BANALE, et tout le problème est là. La banalité de la mutation de la société.

Ces comptoirs d'intermédiaires ont muté en entrepôts pour les grandes surfaces, puis maintenant pour les géants du e-commerce qui ne vendent même plus leurs propres produits mais aussi vampirisent ceux des autres marchands.

Autre point de mutation : la vente de vide.

Un fait remarquable est notoire : le succès de la vente d'air de Montcuq (Si vous ne me croyez pas, regardez plutôt ça : http://www.airdemontcuq.fr/)

Le vide, c'est l'immatériel, mais c'est aussi l'absence de culture, de réflexion, d'engagement et depuis quelques années maintenant, vos données.

Ces marchands de vide, vous les connaissez bien, vous les utilisez tous les jours et parfois même, vous les défendez sans vous en rendre compte. Si j'attaque un réseau social en particulier, vous me direz : oui, mais le printemps arabe, oui mais les gilets jaunes, oui mais...

J'ai une question à vous poser : Quel était le réseau social en 1789 ? Quel réseau social en 1917 ?
Il n'y en avait pas, et ça n'a jamais empêché les choses de se faire, sauf que les réseaux sont une vitrine, où chacun peut observer et se dire qu'il a été acteur en cliquant sur "J'aime". Pensez-vous vraiment que cliquer sur un bouton traduira en justice ceux qui piétinent vos libertés et votre dignité ?

Un dernier point pour réveiller les plus endormis : vos données personnelles sont vos biens propres et sont aussi importants que votre propre vie. Avec ne serait-ce qu'un nom et un prénom, je peux retrouver presque n'importe quel numéro de téléphone, un CV, une adresse mail. Avec ces données nouvellement acquises, je peux potentiellement retrouver votre adresse personnelle, mieux, je peux utiliser votre CV, votre photo pour usurper votre identité et obtenir d'autres documents plus personnels, comme un extrait d'état civil.

Ceci n'est pas un message alarmiste, c'est ce qui peut se produire si vous ne protégez pas vos données, enfin, ce qu'il reste de vos données puisqu'une partie de vos données sont hébergées chez Google (mails, documents, numéros de téléphone, potentiellement carte bancaire), le reste chez Microsoft (données de santé).

Une règle à connaitre sur internet : quand c'est gratuit, c'est toi le produit.

Reprenez votre liberté en main, reprenez votre vie en main, sortez dans les rues, regroupez-vous, montez des projets, vivez de manière le plus autonome possible, ne croyez pas les grandes instances : la démocratie, c'est les élus qui écoutent le peuple, pas l'inverse !

N'oubliez pas une dernière chose : République n'est qu'un mode d'organisation de l'État. La Chine aussi est une République.

Les marchands d'hier ne sont plus, les intermédiaires ont changé et ont repris ce nom. Ceux-là même ont évolué et ont compris que vendre du banal, que ce soit dans la rue, sur le web ou dans la mort, c'était la fortune assurée.

 

Tetranecro

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