Les Chroniques Réinfocovid

Une crise lexicale

Bonjour à nouveau (bis),

Aujourd'hui, vendredi 8 janvier 2021, je ne suis toujours pas infirmière, ni médecin, ni statisticienne, encore moins spécialiste des virus, des microbes, des sciences en général, sauf celles du langage (un peu). J'ai définitivement fait une croix sur l'option « savoir tricoter », mais en ce qui concerne les activités liées à la lecture, la réflexion, l'interrogation et la confrontation des points de vue, je continue à y parvenir. Je fus professeure de Lettres et de Latin, maintenant, je suis rédactrice Web.

J'ai écrit, dans cette rubrique « Chroniques », une série de 6 articles publiés il y a peu (décembre 2020), intitulés : (Co)vid(e), épisodes 1 à 6. J'avais conclu par un post-scriptum qui disait qu'il y avait encore bien des sujets à traiter. Puis j'ai écrit un texte de « narration comparée », intitulé Knock 2020, qui établissait une corrélation entre la pièce de Jules Romains et la politique sanitaire propagandiste que nous vivons.

Aujourd'hui, je souhaite vous exposer une modeste démonstration lexicale à propos de la « crise pandémique », ou plutôt, ce que l'on nous présente comme telle.

Puisque je ne suis pas infirmière, médecin, etc. (voir plus haut), je ne vais pas mettre en doute la dangerosité, ni la contagiosité du virus qui nous occupe. De cela, je n'ai pas de connaissances scientifiques, bien que celles proposées par la team Reinfocovid me paraissent justes et cohérentes.

Toutefois, il semblerait qu'il y ait une grande méconnaissance lexicale et étymologique des termes employés, ce qui engendre anxiété et délire collectif. Allons-y :

Petit un : le terme « crise » vient du grec ancien KRISIS. Ce mot possédait, dans l'Antiquité hellénique, plusieurs significations, dont : action de distinguer, de choisir, de séparer (au sens de trier), de décider. Ce n'est qu'aux 1ers siècles de notre ère que le latin s'empare de ce mot pour l'employer uniquement dans son sens médical. À cause des Romains, on peut actuellement parler de « crise » pour le moment où une maladie s'aggrave : crise cardiaque ou crise d'hypoglycémie. Mais, gardons plutôt en mémoire le sens général ce sens originel du mot « crise » : distinction, choix, séparation (tri), décision.
Petit deux : le terme « pandémique » vient lui aussi du grec ancien PAN qui signifie « sur tout, pour tout » et DEMOS qui désigne « le peuple ». (Ainsi, une démocratie signifie-t-elle le fait que le gouvernement s'opère par le peuple.). Donc, une « pandémie » est un événement (Peu importe son genre : culturel, politique, sociétal, médical) qui concerne l'ensemble du peuple. Par extension, ce sont donc « les peuples » qui sont concernés.
Question : et donc, en quoi la « crise pandémique » que nous traversons, est-elle présentée comme aussi dangereuse, voire mortelle, par nos gouvernants, quand on ne prend que le sens médical de l'expression ?
Éléments de réponse : effectivement, nous traversons bien une crise pandémique, mais moins dans son acception médicale qu'étymologique première. Nous sommes, en fait, à un carrefour décisionnel : il va nous falloir, (à nous, tous les peuples de la Terre), DISTINGUER (sens 1) ce qui nous semble juste et cohérent, de ce qui nous paraît délétère et vénéneux. Il va nous falloir CHOISIR (sens 2) par nous-mêmes de ce que nous avons envie de vivre, et non plus nous laisser dicter des choix. Il va falloir nous SÉPARER (sens 3) de ce qui devient inutile (le trop-plein, la surconsommation) et ne garder que l'essentiel, c'est-à-dire continuer à échanger et à faire du commerce, mais de manière raisonnable. Enfin, nous allons devoir DÉCIDER pour nous, et non plus confier ces décisions à des tiers.

Ces quatre piliers du changement (DISTINGUER, CHOISIR, SÉPARER, DÉCIDER) induits par la KRISIS PAN DEMOS, et d'une certaine façon provoqués par l'arrivée du virus, sont les véritables enjeux des mois compliqués et douloureux que nous venons de vivre, même si tout n'est pas encore réglé.

Dr Louis (F.) nous a rappelés dernièrement dans une vidéo que « du problème naît la solution », comme en permaculture. Eh bien, tout en continuant à lutter contre l'isolement de nos anciens dans les EHPAD, le port du masque sur le nez de nos enfants, les mensonges quotidiens portés par les médias mainstream et les profits obscènes qu'engrangent les labos (et certains scientifiques corrompus), servons-nous de cette " action de distinguer, choisir, séparer, décider" pour commencer vraiment à changer notre vision du monde. Ce n'est pas de l'utopie, c'est du domaine du possible, mais il va falloir nous retrousser les manches, respirer un grand coup et nous faire confiance les uns et les autres.

Kenavo,
Marie-Pierre L.
Citoyenne.

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