Des nouvelles de sentinelles

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Par : Collectif Reinfocovid

Le réseau Sentinelles regroupe 1400 généralistes et pédiatres, ainsi que des épidémiologistes de l’INSERM et de Sorbonne Université, dont les travaux de surveillance de la grippe et des infections respiratoires aiguës sont exploités par l’Institut Pasteur et l’European CDC depuis plus de 25 ans. C’est le seul réseau qui observe en vie réelle les vraies COVID-19 

Des nouvelles de sentinelles

A Retenir

  • La « première vague » de février-mars 2020 correspond au pic épidémique de grippe.
  • Parmi les « vagues » de COVID-19 suivantes, seule celle d’octobre 2020 a avoisiné le seuil épidémique de la grippe et mérite le nom de « pic épidémique COVID-19 pour la saison 2020-2021 ». À ce jour, nous sommes proches du pic épidémique de COVID-19 pour la saison 2021-2022.
  • Le reste du temps, la circulation de SARS-CoV-2 a constitué une situation endémique bénigne similaire à celle du rhinovirus ou d’autres virus respiratoires.
  • 1 an et demi de covid19 (656 636 cas) ont fait moins de cas que la grippe saisonnière 2018-2019 en seulement 6 mois (1 618 166 cas de syndromes grippaux soit  828 501 grippes à influenza virus).
  • L’excellente méthodologie du réseau historique Sentinelles est passée sous silence depuis 1 an ½ (au mieux bénéficie-t-elle d’une ligne de renvoi http sur le résumé hebdomadaire de Santé Publique France).
  • Ces données confirment celles du rapport de l’ATIH sur l’importance exagérée accordée à l’épidémie de Covid-19 en France en 2020 et 2021. [1].

 

Le collectif RéinfoCovid tient à adresser tout son respect aux professionnels du réseau Sentinelles pour la constance et la rigueur méthodologique qui sont les leurs depuis 25 ans et qui éclairent d’un jour nouveau la situation sanitaire par la publication en juillet de son bilan annuel 2020. Celui-ci vient s’ajouter aux bulletins hebdomadaires de 2020 et 2021, tous aussi riches de données cliniques aussi simples que fiables.

Nous avons souhaité faire la synthèse des grandes observations relatives à la COVID-19 à partir de ces publications, car nous déplorons jour après jour qu’ils n’apparaissent dans les rapports hebdomadaires de Santé Publique France que sous la forme d’une ligne pratiquement nulle d’informations, malgré la qualité et le nombre des conclusions qui devraient orienter la prise de décision publique.

 

Rappel

Ce sont 1400 généralistes et pédiatres, ainsi que des épidémiologistes de l’INSERM et de Sorbonne Université, dont les travaux de surveillance de la grippe et des infections respiratoires aiguës sont exploités par l’Institut Pasteur et l’European CDC depuis plus de 25 ans.

C’est le seul réseau qui observe en vie réelle les vraies COVID-19 (les malades symptomatiques d’infections respiratoires aigües (IRA) à SARS-CoV-2 et non pas les PCR de nos concitoyens non malades.) [2]

 

Où en est l’épidémie de COVID-19 ?

D’après [3]

 

De toute l’année 2021, l’incidence réelle de la COVID-19 n’a jamais dépassé 35 cas pour 100 000 habitants par semaine [3].

En semaine 52, 47% des sujets éligibles à la vaccination n’étaient pas vaccinés, soit 53% de vaccinés [3].

Au même moment, les données SI-DEP fondées sur les PCR ont été systématiquement 10 fois supérieures (oscillant toute l’année entre 50 et 500/100 000 hab, jusqu’à 833/100 000hab en semaine 51) : il s’agissait donc là de personnes testées positives mais majoritairement non malades d’IRA COVID-19.

Pour mémoire, le seuil épidémique de la grippe (une IRA particulière) a toujours été fixé autour de 170 / 100 000 habitants.

En semaine 52, seuls 3% de ces 43 831 nouveaux cas ayant consulté un généraliste ont été hospitalisés, et le taux d’hospitalisation n’a jamais dépassé les 5,4% en 2021 (pic entre s26 et s28) [3].

 

Que montre le bilan annuel de 2020 ?

Evolution des taux de positivité hebdomadaire pour les virus grippaux des prélèvements effectués par les médecins Sentinelles, et nombre de prélèvements positifs pour un virus grippal en focntion des types et sous-types durant la campagne de surveillance virologique des syndromes grippaux, saison hivernale 2019/2020, en France métropolitaine  Image extraite de [4].

 

L’activité hospitalière de février / mars 2020, appelée à tort « première vague », était une épidémie de grippe aux caractéristiques strictement similaires à celles des autres années (bilan annuel 2019 pour l’épidémie 2019-2020) [4].

Le surcroît d’activité dû à la COVID-19 à cette époque n’est pas connu.

Quant à l’épidémie 2020-2021, la surveillance s’est prolongée jusqu’en semaine 24 de 2021.

Taux d’incidence des IRA dues au SARS-CoV-2 (COVID-19) vues en médecine générale en 2020 jusqu’à mi-2021 [5]

 

Sur toute cette période, l’incidence réelle (clinique) des COVID-19 n’a dépassé les 35 cas / 100 000 habitants qu’une fois avec un pic autour de 80 / 100 000 habitants en octobre 2020 (la première série de données avec un pic avant 2020s15 est uniquement « virologique » sans rapprochement clinique)

Sur 15 mois au moment du bilan de juillet 2020, l’estimation totale des cas de COVID-19 a été de 656 636 cas.

Par comparaison, la grippe saisonnière (syndromes grippaux) fait tous les ans plus de 3 millions de cas dont la moitié sont de vraies grippes (virus influenza).

Avec 96,6% des cas ayant plus de 15 ans, la COVID-19, infection respiratoire aiguë, n’est donc pas une maladie pédiatrique.

Distribution des cas d’IRA dues à la COVID-19 sur la période 2020s12 – 2021s24 déclarés par les médecins généralistes Sentinelles en France métropolitaine selon l’âge [5]

 

Par comparaison, les IRA hors COVID-19 font 18,4% de cas en-dessous de 15 ans.

Enfin, 5,3% ont fait l’objet de demande d’hospitalisation par les généralistes, âge minimum 15 ans et médiane à 69 ans. C’est 10 fois plus que les demandes d’hospitalisation pour grippe saisonnière, ce qui se comprend bien étant donné l’âge élevé des patients atteints de forme grave de COVID-19.

En tout, c’est moins de 35 000 hospitalisations en 2020.

 

L’étrange bulletin de Santé Publique France

Si le bandeau du site Sentiweb affiche sa coopération avec Santé Publique France, celle-ci ne le mentionne même pas dans le moindre rapport hebdomadaire. Pas plus que le Conseil Scientifique français dans ses avis.

 

Références

[1] https://reinfocovid.fr/science/bilan-du-rapport-de-latih/

[2] SentiWeb, réseau Sentinelles – INSERM & Sorbonne Université – CNR Pasteur  http://www.sentiweb.fr/france/fr/

[3] Bilan sentinelle semaine 52 de 2021 : https://www.sentiweb.fr/document/5501

[4] http://www.cpias-ile-de-france.fr/docprocom/doc/spf-bilan-grippe-2019-2020-131020.pdf

[5] Bilan d’activité 2020 : https://www.sentiweb.fr/document/5361

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