Témoignage

Absurdistan et points de suspension

Dans un tout tout petit village du Lot, à l'époque du premier confinement...

Liberté de circuler sans masque, mais bien entendu avec son "papier de sortie" dans la poche et connaître par cœur ce qui est autorisé et ce qui ne l'est pas...

Voilà donc Gisèle, 90 ans, sortant faire son petit km quotidien, avec, à mi-parcours une petite pause sur le banc de la place au bord de sa rivière. Mais comment pouvait-elle méconnaître, Gisèle, qu'à 90 ans il est strictement interdit de s'assoir sur un banc, la position "assise" ne faisant bien entendu pas partie de ce qui entre dans les exercices physiques...?

Voici donc, ce jour-là, la maréchaussée de la Ville voisine (1130 habitants...) prenant plaisir à parcourir la campagne, certaine d'y débusquer du "gibier", qui décide de choisir le village de Gisèle comme terrain de chasse... Nos 2 gendarmettes s'approchent du banc et demandent à Gisèle sa dérogation qu'elle leur présente. Puis elles la verbalisent... car il est interdit de stationner sur la voie publique, la case cochée sur la dérogation précisant bien : "sorties pour exercice physique". 135 euros.

 

MGabrielle

La crise du Covid 19 est venue
bouleverser votre quotidien ou celui d’un proche ?
 Racontez-vous, racontez-nous ces moments
avec vos propres mots…

Je veux témoigner ...

Autres témoignages

Aller au contenu principal