Témoignage de :

Allô maman bobo

8 décembre 2021

La crise du Covid 19 est venue
bouleverser votre quotidien ou celui d’un proche ?
 Racontez-vous, racontez-nous ces moments
avec vos propres mots…

Je veux témoigner ...

Partager cet article

Share on facebook
Share on linkedin
Share on twitter
Share on email

 

Je voudrais témoigner des effets secondaires vécu par ma mère suite à la 1ère injection Pfizer, graves à mes yeux vu les impacts sur elle et sur la famille, mais étiquetés "non graves et imprévus" par la cellule de pharmacovigilance du CHU de Brest, qui m'a contactée par téléphone 3,5 mois après la saisie de ma déclaration.

Finistère, département le moins touché par le Covid, 1% de tests positifs depuis le début de la panique collective, mais en tête de la course à la vaccination. Mes parents sont parfaitement informés des risques des injections géniques, je n'ai pas cédé et tente de les inciter à la prudence, merci RéinfoCovid ! Mais la pression médicale (vous faites partie des catégories à risque en termes d'âge), la pression sociale (presque tous les amis y passent et deviennent prosélytes), la pression familiale (tous les frères et soeurs y passent et montrent de la réticence à voir les non vaccinés), ainsi que la crainte de l'isolement et de la perte de vie sociale sont les plus forts. Les confinements de 2020 ont laissé des traces durables.

1ère dose Pfizer, c'est la bascule. Ma mère, qui souffrait d'un état cognitif dégradé et avait pu être maintenue à domicile, perd tous ses repères et ses capacités manuelles, et devient extrêmement agitée, ce qui se traduit par des menaces de suicide, de la violence verbale, des fugues à répétition et une chute qui entraîne une fracture du poignet. Etat confirmé par le personnel soignant qui intervient à domicile et me dit "il y eu un avant et un après l'injection". Etat confirmé par le médecin généraliste, qui intervient au centre de vaccination local et me dit avoir vu beaucoup de cas similaires chez des personnes âgées, ainsi que des troubles psychiatriques chez des personnes jeunes. Maman a finalement dû être hospitalisée d'urgence dans une unité spécialisée, où elle a été diagnostiquée en dépression hostile, et est en attente de placement dans une unité de vie protégée, car son retour à domicile n'est plus possible. Les capacités perdues à l'occasion d'une injection le sont définitivement... mais l'hôpital et les Ehpad demandent des certificats vaccinaux à jour pour accueillir les patients... Primum non nocere ???

Lors de notre échange, la médecin du centre de pharmacovigilance de Brest m'a confirmé que "ces vaccins sont très réactogènes et qu'un épidose médical aigü, tel qu'une vaccination, peut entraîner des décompensations cognitives et des états confusionnels".
Quand je lui ai demandé comment protéger mes parents, vu la contrainte d'injections à répétition, elle m'a demandé pourquoi nous avions fait vacciner ma mère, vu son état de fragilité, puis a suggéré qu'il fallait continuer à vacciner les catégories à risque. Cherchons l'erreur.

 

 

 

 

 

 

Revoir la stratégie de soins du Covid 19 ? En tant que "médecin-réanimateur qui a vu des cas graves de Covid, y compris chez des personnes jeunes", elle ne croyait pas aux bénéfices de la prévention ni des soins précoces. Elle me suggérait plutôt d'agir pour demander plus de moyens pour l'hôpital "qui est en permanence en manque de lits".
Réfléchir aux effets de la vaccination ? Elle n'avait pas le temps pour débattre du bien-fondé de la politique vaccinale française, ni du fait que ces injections ne sont pas des vaccins au sens de la définition médicale du terme.
Malgré les effets indésirables ? Elle ne les juge "pas signifiants au plan statistique" dans le cas de maman, tout en m'indiquant que le centre de pharmacovigilance croule sous les déclarations, notamment d'états grippaux post injection, et est très en retard dans la saisie des dossiers.
Pas grave, un état qui entraîne un état suicidaire et un placement définitif en unité de vie protégée ? Non, car maman était "déjà malade" et "les effets secondaires déclarés graves sont ceux qui entraînent le pronostic vital".

Elle m'appelait in fine uniquement pour me suggérer de déposer une plainte à l'ONIAM (Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux), tout en m'indiquant qu'il fallait pour cela que je me prépare à gérer de la paperasse et au risque de ne pas aboutir.

Circulez, regardons ailleurs, gérons les statistiques à la baisse et continuons à piquer sans nous interroger !

 

Sophie

 

Défilement vers le haut