Témoignage

CERVEAUX ATOMISES…

C’est aux événements autrefois anodins (aller à la boulangerie, en l’occurrence) que je mesure depuis des mois la dimension stratosphérique de la folie dans laquelle nous ont plongé depuis plus de 15 mois nos « autorités » officielles et gouvernementales, surtout criminelles, quelles qu’elles soient…

 

Aujourd’hui, je suis édifié et terrorisé par ce que je crois être un point de non-retour franchi dans l’atomisation des cerveaux.

 

Ce matin, samedi 5 juin 2021, je suis allé à la boulangerie dans laquelle je me rends régulièrement. Une petite boulangerie, portes grandes ouvertes car il fait déjà chaud en cette matinée de juin. Comme partout : nombre limité de personnes à l’intérieur (en l’occurrence 2), port du masque obligatoire, distanciation, etc… rien que du répandu désormais partout dans l’hôpital psychiatrique géant qu’est devenu notre société.

 

Devant moi, une dame. Agée de 75 ans, peut-être plus. Elégante. Un pull rouge léger et un foulard, léger lui aussi, autour de son cou. Sans masque.

 

Une personne sort de la boulangerie. La dame entre. Sans masque. Elle regarde la vitrine, apparemment en recherche d’un gâteau. La vendeuse doit avoir une vingtaine d’années. Derrière son comptoir, elle s’approche d’elle et lui dit : « Le masque est obligatoire, madame ».

 

Cette dame, qui pourrait être ma mère, est alors prise d’un sursaut de terreur. « Oh là là, j’ai oublié mon masque ! ». Elle se couvre immédiatement le bas du visage avec son foulard. Elle se retourne vers la file d’attente et je croise son regard. Un regard coupable, effrayé, terrorisé même comme si elle venait de commettre le pire des crimes. Comme si nous allions tous nous ruer sur elle pour l’agresser tant, ce qu’elle vient de commettre, est odieux et criminel. Entrer dans une boulangerie sans masque, risquer de tuer tous les clients qui attendent, de tuer aussi les passants au loin…

 

Mais le pire est à venir.

 

Je me dis en moi-même que la vendeuse va se montrer indulgente face à cette femme âgée qui pourrait être sa grand-mère. Je m’attends à ce qu’elle lui dise avec compréhension : « Ce n’est pas grave madame, mais la prochaine fois pensez-y. Que voulez-vous ? »

 

Non. Sa réaction a été la suivante. Froide. Chirurgicale. Dénuée de toute humanité et compassion : « Si vous avez de quoi payer en espèces, je peux vous apporter ce que vous souhaitez si vous sortez devant la boulangerie ».

 

D’une toute petite voix, la dame répond : « Je voudrais une baguette, et ce petit fraisier, là… ». Et elle sort de la boulangerie, se poste devant moi en attendant qu’on lui apporte son pain et son gâteau. Et de nouveau son regard, qu’elle dirige furtivement vers moi et les autres personnes dans la file d’attente. Un regard empli de peur, de honte, d’humiliation.

 

« Je m’excuse », dit-elle, d’une toute petite voix en regardant les clients dans la file d’attente. « J’ai oublié mon masque…»

Je lui dis en essayant d’être le plus doux possible : « Vous n’avez pas à vous excuser madame. Absolument pas. Si quelqu’un a à s’excuser de quoi ce soit ici, ce sont cette vendeuse qui s’est comportée de façon odieuse avec vous et les fous criminels qui nous imposent le port du masque ». Je n’ai pas su quoi dire d’autre. Je ne sais même pas si elle a entendu clairement.

 

Son achat payé, elle est partie, tête baissée. Marchant lentement et peut-être avec difficulté. Comme alourdie et vieillie.

 

J’entre à mon tour. Je mets mon masque une fois à l’intérieur. Sous mon nez. La vendeuse s’approche. Je sens en moi une colère froide, que je ne me connaissais pas des mois plus tôt.

 

J’ai envie de lui dire : « Vous vous rendez-compte de ce qui vient de se passer ? Vous vous rendez-vous de la façon dont vous avez traité cette vieille dame ? Vous vous rendez-vous compte que vous l’avez humiliée ? Blessée ? Insultée ? Vous vous rendez-compte que vous lui avez manqué du respect et de l’humanité les plus élémentaires ? »

 

Mais je ne dis rien. Je me dis surtout à moi-même : « A quoi bon lui dire tout cela ? Son cerveau est certainement déconnecté. Cette jeune femme est devenue un robot, ni plus, ni moins ».

 

Elle me demande d’une voix morne ce que je veux. Son regard est vide au-dessus de son masque. Je réponds : « une baguette ». Je paye et sors. En silence. Ni « Merci » ni « Au-revoir » n’arrivent à sortir de ma bouche.

 

Je suis bouleversé par cet « événement ». En rentrant chez moi, je me suis demandé comment nous avions pu en arriver là ? Comment les fous qui nous gouvernent ont-ils pu réussir à atomiser les cerveaux de quasiment toute une population à ce point-là ? Comment est-il possible que si peu de personnes soient en capacité de reconnecter leur cerveau à la vraie réalité et la vraie humanité ? Des psychiatres l’expliquent, notamment au sein du Conseil Scientifique Indépendant, mais je veux encore espérer que leur constat est erroné, sans y croire vraiment.

 

Comment est-il possible que nous soyons en train de redevenir des bêtes sauvages ?

 

Dans quelle société barbare a-t-on réussi à nous enfermer ? Jusqu’où ont-ils prévu d’aller ? Quand les responsables de ce désastre assassin seront-ils stoppés ? Comment ?

 

J’ai toujours été opposé à toute forme de violence. Je le suis encore. Je doute parfois, car face à la violence qui nous est infligée depuis plus de 15 mois, comment faire quand toutes les alternatives non-violentes sont désintégrées par la « doxa » ? Et que les gens se conforment à l’absurdité du mode de relations déshumanisées qui nous est imposé ?

 

Je crains surtout que cette atomisation des cerveaux ne trouve d’autre issue que dans une catastrophe encore plus meurtrière. Je crains qu’arrive bientôt le temps de la vraie barbarie, comme si nous n’avions encore rien « vu » de ce que sont capables de générer et d’imposer les cerveaux malades qui ont créé ce monstre de froideur, d’incohérence, de stupidité et d’inhumanité qu’est devenue notre société…

 

J’espère me tromper. J’ai décidé de ne plus essayer de convaincre, de ne plus essayer de débattre. J’ai décidé de consacrer mon énergie à ma famille, mes amis, mes proches, avec qui il est encore possible d’échanger. Et le cercle se réduit de jour en jour, tant le pilonnage est intense et permanent depuis 15 mois.

 

Ces fous détruisent aussi les familles, les proches et les amitiés.

Je garde mon énergie pour être aux côtés, modestement, de ceux qui « résistent » à toute cette absurdité meurtrière. Je garde mon énergie pour ça. Tant qu’il m’en reste.

 

Pascal PANNETIER

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