Témoignage

Cher Monsieur le Président

Vous avez eu un geste fort au sommet de cette crise, un geste salutaire en rassurant les français.e.s : vous ne rendrez pas la vaccination (contre le covid 19) obligatoire. Vous leur avez, par cette prise de position, assuré un principe de santé fort : la responsabilité.

Beaucoup de français.e.s, dont je suis, embrassent leur bonne santé et celle de leur famille comme une véritable science pratique. Avec l'aide de leurs médecins, thérapeutes, leurs expériences de vie, leurs lectures, les conseils de soins transmis de génération en génération, leur écoute et leur bon sens ; ils construisent une philosophie pratique du soin de soi et de leur corps, riche, complexe et singulière, qui profite à leur descendance et se perpétue.

Ils sont, par ces pratiques, les gardiens de la bonne santé de notre pays. La plupart de ces personnes en bonne santé ne craignent pas le C19. Ils n'en ont pas peur. Ils sont prêts à l'affronter au besoin et en font peu cas.

Dans cette seconde année d'hystérie collective et mondiale inédite dans laquelle nous sommes plongés, ils n'entretiennent pas le brasier de la peur. Leur vie sociale, comme chacun, a été affectée au contraire de leur sérénité face à la vie et ses maladies. Ces français.e.s là sont des piliers dans la tempête, des phares dans la nuit. Comme les roseaux, ils affrontent avec souplesse, intelligence et courage les crises de la vie qui se succèdent. Ils sont autonomes, résilients, autotéliques. Ils ne se plaignent pas du sort, ils sont solidaires et généreux.

Bien souvent, ils sont des soutiens importants pour leur entourage. Par leur tempérance apaisante et leur discrétion altruiste, ils font du bien à la société.

Ce sont ces femmes et ces hommes que vous avez touchés avec cette petite phrase si importante qui est venu les reconnaître :

"Je ne vous infantiliserai pas, je ne vous imposerai pas une thérapie plutôt qu'une autre. Je sais que vous n'avez pas peur et je vous en remercie. Je sais que vous êtes libres et éclairés, et que le pays a besoin de citoyennes et citoyens comme vous. Je sais votre attachement viscéral à la liberté que notre pays a conquis d'âpres luttes. Vos corps et vos esprits sont vos biens les plus précieux. Je les reconnais et les protégerai coûte que coûte."

Aujourd'hui, cette position forte que vous avez tenue est chahutée. Nous avons besoin que vous la ré-exprimiez pour faire taire le doute qui s'installe. C'est un doute délétère dont s'emparent et auquel s'accrochent notamment tous ceux qui craignent déraisonnablement le C19, des peureux qui auront, après cet épisode, peur d'autre chose. Des intoxiqués de la crainte, prêts à prendre les armes pour s'imposer et imposer la première panacée venue pour soulager cette peur qui reprendra forme d'une autre façon dès que le covid ne sera plus un sujet d'inquiétude. Non qu'ils l'auront vaincu, mais qu'on leur assurera qu'ils n'ont plus à l'affronter.

Attention Monsieur le Président, vous voyez s'ériger deux camps et sur un sujet aussi précieux, sensible et impérieux que celui de la liberté absolue sur son propre corps, la violence du combat n'effraiera pas les résistants. Mais ce que vous devez savoir surtout, c'est que bien de ces résistants sont vos électeurs, vos soutiens, qui se sont reconnus en votre indépendance, votre élan, votre bienveillante autonomie.

Ne les perdez pas ! Meilleures salutations,

S-dB

 

(Lettre au président rédigée avant son intervention du 12 juillet 2021 ... )

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