Témoignage

Confinement

Finement ? Qu'on

obéisse car il faut obéir.

Mais a-t-on le droit de s'interroger ?

Finement joué le coup du décompte macabre

hebdomadaire début 2020, l'annonce d'un virus inconnu

qui tue d'abord en Chine puis qui se propage à tous les pays.

Dès que sa diffusion avait atteint la moitié de la planète : PAN ! DEMIE !

Alors notre chef d'Etat nous a annoncé : nous sommes en guerre !

Qui nous ? Celui qui parle et d'autres... En guerre contre qui ?

En guerre ! Alors : déclaration d'un état d’urgence,

constitution d'un Conseil de Défense.

Etablissement d'un couvre-feu.

La logique martiale est

en marche.

 

Je recherche la définition du verbe confiner dans mon dictionnaire et je lis :

Contenir quelqu'un dans un lieu, le tenir dans d'étroites limites.

Synonymes : enfermer, mettre en prison.

Le choix des mots n'est pas anodin...

On aurait pu imaginer n'isoler que les personnes malades, les mettre en quarantaine, plutôt qu'enfermer toute la population et l'obliger à remplir son attestation de déplacement dérogatoire à chaque sortie.

Alors j'ai décidé d'écrire ma propre attestation permanente que je présenterais en cas de contrôle... ce qui est arrivé une fois. Le gendarme l'a lue, a souri, et a dit : « C'est vrai, on peut voir les choses comme ça ! »

 

La voici :

Je suis une personne humaine

adulte et responsable.

Je suis favorable à la non-violence.

Je n'ai pas d'intention malveillante envers autrui,

je ne comprends pas les actes criminels et terroristes.

Je respecte les policiers et les gendarmes qui exercent leur métier avec dévouement et sens de la justice.

Je regrette que l'Etat les détourne de leur mission qui consiste à protéger les citoyens et non à les traquer.

J'ai besoin d'acheter des denrées alimentaires pour nourrir ma famille.

J'ai besoin d'aller chez le médecin quand je suis malade.

Mes enfants ont besoin d'aller à l'école.

Je refuse que l'Etat nous infantilise.

 

Déclaration universelle des droits de l'homme :

- Article 3

Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

- Article 13

  1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d'un Etat.
  2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

- Article 18

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit  implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

- Article 19

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

- Article 24

Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

- Article 28

Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

 

Yves Hermectine

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