Témoignage

covid et peur – prendre soin de

Bonjour à toute l'équipe de RéinfoCovid et à toutes les personnes qui se sentent un peu appartenir à cette grande famille !

Je vais rentrer dans le vif du sujet : celui de la peur. Souvent, Louis
préconise de prendre soin des gens qui sont dans la peur, ceux qu'on voit masqués alors qu'ils sont seuls dans une rue ou seuls dans leur voiture et qui vous regardent en chien de faïence parce que, contrairement à eux, vous vous promenez le visage à l'air libre. Je fais partie de ceux qui refusent le masque à l'extérieur. J'ai toujours pensé que c'était une ineptie.

Pourtant le Covid m’a terrorisée. Quand la crise a éclaté en mars 2020, qu’on nous a enfermés, j’étais tellement apeurée, que je n’ai rien trouvé à redire à ce premier confinement. Bien au contraire. Je me sentais enfin en sécurité chez moi, au milieu des miens. J’osais juste passer la porte pour me rendre dans mon jardin (j’ai la chance de vivre à la campagne). La sortie de 1h/1km n’était même pas un problème pour moi, car j’étais tellement angoissée, dans un état de véritable affolement, que de toute façon, j’étais incapable d’aller au-delà de mon jardin. Aujourd’hui, avec le recul, je considère que j’ai été la victime d’un acte de torture mentale. Les images des services de réa avec ces corps intubés, juste recouverts d’un drap, les déclarations de Salomon tous les soirs pour annoncer le nombre de morts, le défilé des blouses blanches sur les plateaux TV. Je savais, au fond de moi, comme si une petite voix me soufflait de ne pas regarder, que voir ces images, entendre ces médecins agiter le hochet de la terreur, était
préjudiciable pour mon équilibre mental, mais c’était plus fort que moi, j’avais besoin de savoir, notamment parce que je me sentais particulièrement vulnérable vis-à-vis de ce virus. En effet, très rapidement on a su que les personnes obèses étaient des sujets à risque de covid grave. Or, il se trouve que justement je souffre d’obésité. Même si j’ai toujours su que mon obésité était un facteur de risque pour des tas de maladies (diabète, problèmes cardiovasculaires, hypertension, cancers, etc.) jusqu’alors je ne m’étais jamais sentie menacée de façon directe, menacée de mort j’entends. Là, avec le Covid, la mort était tout à coup à ma porte. J’ai donc été littéralement terrorisée, sonnée comme un boxeur qui reçoit un uppercut violent qui le couche, par la narration qui a été faite de cette crise sanitaire.

Aujourd’hui, 14 mois plus tard donc, je vais mieux mais je sens bien que je reste fragile. Pendant tous ces mois je me suis isolée ; ce qui
n’a pas été véritablement une souffrance pour moi qui suis d’une nature solitaire et casanière. Covid ou pas, je suis déjà un animal sauvage. J’ai la chance également de vivre dans le village de mon enfance à deux pas de chez mes parents, à trois rues de la maison de ma sœur. Aussi n'ai-je jamais été véritablement seule comme ont pu l’être nombre de citadins qui vivent dans des métropoles, loin de leurs familles. Toutefois cette année en Pandémie (référence au livre de Barbara Stiegler) a laissé des séquelles chez moi. J’étais obèse il y a 14 mois, je le suis toujours aujourd’hui, avec cette chance, contrairement à d’autres obèses, de ne pas avoir pris de poids supplémentaire pendant les différents confinements car, dès le premier déconfinement en mai 2020, l’angoisse étant redescendue, ayant compris que la mort n’allait pas me sauter dessus parce que je passais le pas de ma porte, je me suis remise à l’activité physique et n'ai jamais arrêté depuis, même pendant les confinements qui ont suivi sans plus me préoccuper de la distance parcouru et du temps passé dehors ; ce qui m’a fait un bien fou au corps et au moral.
Pourtant je reste un sujet vulnérable vis-à-vis du Covid. Cette donnée ne change pas. Je me sens d’autant plus vulnérable que la médecine de ville semble administrée par des instances sanitaires très autoritaires qui dictent aux médecins la marche à suivre et les traitements interdits. Je me suis souvent demandée comment je ferais pour me faire prescrire de l’HCQ, de l’Azithromycine ou de l’Ivermectine si je tombais malade, car mon médecin généraliste, même si c’est un garçon charmant, n’a pas l’air de faire partie du camp des médecins qui réclament la liberté de prescrire. Je crois que je serais bien plus sereine si je savais qu’en cas d’infection, je pouvais bénéficier de ces traitements dès les premiers symptômes.
Alors je continue à faire preuve de beaucoup de prudence, d’une prudence sans doute démesurée et parfois peu rationnelle car j’ai encore peur.

Ce long témoignage pour vous dire que je me sens très proche de tous ceux qui sont vent debout contre le matraquage médiatique, le discours
anxiogène des enfermistes, vent debout contre le port du masque à l’extérieur, contre le pass sanitaire, contre la propagande délirante qui est faite autour de _l’injection à visée immunogène_ comme dit Louis, car je n’ai plus aucune confiance, à la fois dans le discours des autorités sanitaires, des autorités politiques mais également dans la parole médicale officielle. On m’a raconté tellement de bobards depuis un an, comment pourrais-je accorder le moindre crédit à ceux qui se sont succédés sur les plateaux télé pour me dire de ne surtout pas porter de masque si je ne présentais pas de symptômes, puis d’en porter partout et tout le temps y compris sur la plage en plein vent ( !), que les enfants n’étaient pas contagieux puis qu’il fallait les masquer dès l’âge de 6 ans, que le vaccin AstraZeneca ne présentait aucun risque, puis qu’on le suspendait pour finalement le réserver aux personnes de plus de 55 ans, que l’HCQ, un médicament connu depuis 70 ans, pris par des milliards de voyageurs, présentait tout à coup un danger mortel s’il était administré à des malades du covid, mais que des vaccins ayant moins de 6 mois d’existence étaient parfaitement sûrs, que tout cancéreux décédant après un test PCR positif était mort du covid mais qu’il n’était pas scientifique d’établir un lien de causalité entre la vaccination et des malaises graves parfois des décès survenus dans les jours suivant cette vaccination, etc. ? Comment pourrais-je avoir encore la moindre confiance dans ces guignols qui m’ont dit tout et le contraire de tout depuis un an ?! Alors, bien que sujet vulnérable vis-à-vis du covid, aujourd’hui j’ai presque aussi peur des vaccins que j’ai peur de la maladie. Le retour à la vie avec les autres est compliqué pour moi. J’ai refusé toutes les invitations à déjeuner ou à dîner depuis un an. Je n’accepte que celles en extérieur.
Heureusement, avec les beaux jours, on peut de nouveau sortir les tables, les parasols et manger en plein air. Et j’en souffre. Je souffre de cette crainte que j’ai, de cette peur des autres qu’une année de narration de l’angoisse a fabriquée et nourrie en moi. Je ne sais pas si c’est cela qu’on nomme choc post-traumatique, mais ce que je sais c’est qu’un an de ce régime-là et mon rapport aux autres est chamboulé, et il l’est à mon corps défendant.

Louis a raison quand il dit qu’il faut prendre soin des gens qui ont peur, car, nous qui avons peur ne sommes pas dans un camp adverse. Je le répète, je suis farouchement opposée à toutes les mesures de restriction de liberté absolument délirantes qui sévissent depuis 14 mois. Je suis farouchement opposée au pass sanitaire. Je comprends totalement les jeunes et les moins jeunes qui ont envie de faire la fête, de laisser tomber les masques, les gestes barrière et qui le font, de vivre leur vie tout simplement. Je ne leur en veux pas. Au contraire j’envie cette liberté que je n’arrive plus à m’autoriser parce j'ai encore peur, parce qu’on a instillé la peur pendant un an dans mon esprit et qu’elle y a pris racine.

Voilà ce que je voulais vous dire.

Clara

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