Témoignage

Encore debout mais pour combien de temps ?

En mars dernier, ma sœur aînée a été hospitalisée d'un problème de santé non mortel et elle a été renvoyée chez elle pour le début du 1er confinement. Son état s'est fortement dégradé en octobre. Elle est décédée. Habitante d'une zone considérée comme désert médical, nul doute que son cas a été bâclé du fait des circonstances et qu'elle est une victime collatérale.
Quand j'ai appris son décès, j'ai fait un malaise et aux urgences, une fois le risque cardiaque écarté, trois personnes différentes ont tenté de m'impressionner pour me faire un test PCR au motif que "la douleur thoracique est un nouveau symptôme". La seule chose qui les intéressait était de me faire passer leur maudit test ... Les urgences, pour info, n'étaient pas du tout débordées. C'était 3 jours avant le 2ème confinement. J'ai refusé avec tant de véhémence qu'ils ont fini par me laisser tranquille.

Ma mère a été placée en EHPAD suite à ce décès.

Dans l'EHPAD de ma mère, presque tous les résidents ont été positifs, malgré leurs fameux gestes barrières, masques et autres dispositifs. Je leur ai dit de desserrer l'étau, puisqu'objectivement, tout cela ne servait à rien. Je n'ai jamais été entendue et je savais bien que l'enfermer allait la tuer. Ça n'a pas loupé.

Elle est morte emprisonnée, à 87 ans, non du covid mais de son cœur malade qui a lâché suite à une grosse colère. Elle tapait dans les plexiglas en hurlant "enlevez-moi ça". Elle a été isolée en chambre, masquée de force et ni moi, ni mon autre sœur n'avons eu le droit d'alléger son incarcération, ni de la revoir, ni même de faire passer un prêtre. Même sa foi a été niée. Je n'ai eu droit de voir son corps que parce qu'elle avait déjà eu la covid sinon, même ça, on me l'aurait interdit.

Je n'oublierai jamais l'expression de son visage ravagé par la colère, au fond de son cercueil. Elle était née en 1934, elle a vécu la seconde guerre mondiale et la famine pendant la guerre. Elle est née maltraitée par l'histoire, elle est morte maltraitée par l'histoire.

 

Ma fille de 23 ans a eu la covid en octobre. Elle est rentrée chez elle avec du doliprane et maintenant, elle a des séquelles pulmonaires qu'il est difficile d'évaluer à ce stade. Elle habite loin de chez moi et je ne l'ai vue qu'une fois en 1 an.
Sa grande sœur, avec un master 2 en poche, est restée 1 an au chômage et a maintenant un job alimentaire d'esclave, en attendant.
La petite sœur, au collège, est soit masquée tout le temps soit coupée de son établissement scolaire. Elle, si gaie, commence à parler de "craquage". Cette petite, je suis obligée de lui conseiller de se méfier de la police car si jamais, ils traînent à plus de 6 ados, ils risquent gros et mon budget aussi. Invraisemblable d'un point de vue éducatif. Elle se promène avec un courrier interdisant tout test sur elle.

Ma fille aînée m'a dit, précisément hier soir, que sa patronne a commandé d'autorité des vaccins pour tous ses salariés sans leur demander leur avis. Elle présuppose donc que personne ne refusera la vaccination. Ma fille, au caractère si gentil, aura-t-elle le cran de refuser après un an de chômage qui la conduisait à la dépression ? J'espère que oui, je l'ai suppliée de refuser et de se faire virer au besoin mais elle a bientôt 26 ans, je ne peux décider à sa place. Je n'ai jamais été antivaccin mais là, comment avoir confiance en un dispositif sur lequel on n'a pas de recul ?

Bon, comment dire, ma coupe est pleine. Elle déborde.
Le "vaccin", jamais !
Le QR code, jamais !
Le test PCR, jamais !
Mon pays est fou.
Mon pays me brutalise.
Mon pays va à sa perte.

Mais attention, les Français, quand ils se réveillent, le font rarement en douceur.
Les coupables devront payer un jour ou l'autre. Dans ce monde ou dans l'autre.
Bon courage à tous

 

Odile

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