Témoignage

Evasion de l’aéroport, la dictature En Marche

Ma fille, venue à Paris passer un partiel, rentrait à Budapest accompagnée par sa mère.

L'avion était tôt le matin à Roissy. J'ai voulu aller lui faire un bisou. Une heure et demie de RER à 5 h du matin. Quand on aime...

J'arrive à l'entrée du terminal, impossible de rentrer. Ma longue "promenade" en RER puant a entamé ma patience. Des vigiles ne laissent passer que les passagers munis de billets. Je suis resté bloqué 45 minutes pendant lesquelles j'ai eu le temps de voir des patrouilles de militaires lourdement armés, la police en masse, à un moment plus nombreuse que les passagers. Curieux des fusils mitrailleurs contre des virus.
Durant tout ce temps, je n'ai cessé de négocier et ai finalement pu passer et retrouver ma fille. Heureusement, j'avais un sac qui me faisait ressembler à un touriste sur le départ. Des messages jusque dans les toilettes menacent de 135€ d'amende les éventuels accompagnateurs.

J'ai eu le sentiment de faire évader ma fille comme au temps du mur de Berlin sauf qu'aujourd'hui la liberté est dans les pays de l'ex pacte de Varsovie. Elle a trouvé, en arrivant à Budapest, un aéroport accueillant, ses amis qui l'attendaient, bref un lieu où l'on prend l'avion, où l'on part en vacances (Elle est enchantée de la Hongrie.).

Quant à moi, je suis allé travailler avec un très gros sentiment de malaise.

 

Eric

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