Témoignage

Impossibilité de visiter maman en EHPAD

Pour la 1ère fois de ma vie je n’ai pu aller voir maman car je suis dangereuse, pas vaccinée, elle non plus. J’ai fait un test salivaire qui n’a pas fonctionné. J’ai contacté l’infirmière de l’EHPAD qui m’a fait comprendre que j’étais inconsciente, irresponsable. Je pense la même chose à son égard mais je ne lui ai rien dit. Nous pourrions nous écouter et essayer ensemble de trouver des solutions. Je n’ai pas la même approche de la santé. Je travaille mon immunité, mon taux vibratoire, ma force vitale. Je suis accompagnée par l’Ayurveda et la bio-énergie Je ne donne aucune chimie à mon corps, je mange biologique et je suis végétarienne.
Qu’a-t-il été mis en place à l’EHPAD à l’annonce de ce virus pour renforcer l’immunité des résidents et les aider à faire face par eux-mêmes ? Ils mangent une nourriture morte, maman n’a jamais de fruit frais par exemple. Pourquoi ne pas leur donner de la vitamine C naturelle, du zinc, des super-aliments ? Et qu’on ne me dise pas que c’est une question de coût. On leur fait une injection d’un produit expérimental. Il faut un minimum de 8 ans pour étudier un virus et trouver le vaccin. Ce virus a été créé par l’homme et n’a rien de bienveillant, la réponse vaccinale est dans ce même contexte. On abaisse l’immunité des personnes injectées plutôt que de chercher à la renforcer. Le corps sait très bien le faire tout seul, à condition de lui permettre.
Il faut aussi revoir le rapport à la mort. Qu’y a-t-il de grave à libérer par la mort une personne qui est en EHPAD et qui n’attend souvent que ça ? La vie est parfois plus compliquée.
Pourquoi avoir peur de la mort ? Elle est souvent plus douce que bien des fins de vie qui n’en finissent pas. Si le virus atteint la personne, pour adoucir ses effets, on peut donner de l’hydroxychloroquine ou autre, mettre sous oxygène, tout ça en restant dans sa chambre.
Avec maman nous sommes d’accord sur la fin de vie mais ça ne se passe pas toujours comme on le souhaiterait. Elle n’a jamais voulu chercher à savoir à ce qu’était cette boule au sein. On lui a dit que c’était un cancer. Elle l’accepte et les choses se passent tranquillement, sans peur. Par contre, personne ne m’en a jamais parlé. Au tout début, apprès la découverte de cette petite boule lors de sa toilette, maman et moi avons dit son souhait au docteur de ne pas aller faire d’examens. Depuis, on ne m’en a jamais reparlé, je n’ai jamais dit que je ne voulais pas être informée.
Elle n’a pas eu de rééducation suite à sa fracture du poignet. Comment a-t-on pu estimer que ce n’était pas nécessaire ? Déjà sur le plan psychologique, un kiné aurait pu rassurer, expliquer, conseiller…
Depuis l’arrivée du virus, après le 1er confinement avec lequel elle a eu du mal du fait de la privation de visites, et sa convalescence suite à sa chute et sa fracture du col du fémur, j’ai demandé à ce qu’une animatrice aille la voir. Ça s’est fait une fois, elle a parlé de sa famille, de sa jeunesse, un sujet important pour elle. C’était bien mais ça n’a pas été renouvelé.
C’est une femme forte et de caractère. Elle fait son lit régulièrement car souvent l’heure du déjeuner arrive et personne n’est venu le faire. Elle aime vivre dans l’ordre et un lit pas fait la met mal à l’aise, qui en tient compte ? On ne m’a jamais interrogée sur sa personnalité. Il y a des choses à dire, elle a eu une vie avec beaucoup d’épreuves, c’est pour ça que j’ai envie que maintenant plus rien ne l’embête. Toutes les deux nous n’en sommes pas à une épreuve près, nous avons toujours trouvé en nous la force nécessaire pour avancer.
Moi je suis là pour la protéger et on ne me le permet pas, on m’accuse pratiquement de l’inverse. Bien sûr, on lui donne des médicaments mais ça ne dérange personne qu’elle ait perdu le goût et l’odorat, 2 sens très importants pour profiter de la vie. Elle perd aussi lentement l’ouïe et 10 kg depuis son arrivée il y a 6 ans, c’est quoi cette vie que l’on veut à tout prix protéger ?
Heureusement, maman est pleine de bon sens et de ressources et a un 6e sens très développé donc une intuition qui lui permet de comprendre que cette obligation vaccinale
est bien louche et qu’elle n’en veut pas. La semaine prochaine elle va fêter ses 96 ans, peut-être sans moi si le test ne fonctionne pas une nouvelle fois.

Catherine Germain

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