Témoignage

La couardise de la médecine universitaire

Bonjour,  je suis un jeune étudiant en santé publique, ayant travaillé depuis un an dans un service de promotion de la santé puis dans un service de recherche clinique d'un CHU de province.

Je tiens à faire étalage de ce que je pense être de la couardise, ou peut-être de l'aveuglement ou de l'ego, ou, un peu des 3 en même temps, chez les différents chefs de services et « grands » professeurs avec qui il m'a été donné de travailler.J'ai également été invité à participer à ce qui a fait office de « conseil scientifique » de ma ville, en tant que secrétaire, où toutes ces personnes étaient donc réunies à débattre sur la manière de prolonger localement les actions et volontés nationales concernant la crise sanitaire.Il m'est presque difficile de savoir par où commencer tellement ce dont j'ai été témoin était loin de l'image que j'avais de la discipline, selon moi garante de la conscience populaire. A l'heure où les opinions des uns et des autres se confrontent dans un pugilat numérique entre pro et anti mesures sanitaires, les universitaires se devaient pour moi de calmer le jeu, ne prendre aucun parti et analyser froidement les données qui leur étaient accessibles.Mais ce que j'ai vu, était d'une toute autre forme : les réunions ressemblaient beaucoup plus à des brossages d'égo, ou s'enchaînaient monologues interminables et auto-congratulations délirantes.

J'ai vu tous ces grands professeurs de médecine se gargariser de leur soi-disante supériorité intellectuelle, rire aux éclats en soulignant à quel point les Français ne comprenaient rien, à quel point ils ne savaient pas s'auto-confiner ou encore à quel point la Chine était l'exemple merveilleux que les Français devraient suivre... Je les ai vus rouges de colère face à l'idée que les Français refusent de se faire traquer par l'application, ou refuse de se faire tester.

J'ai entendu des discussions tout à fait stériles (quand elles n'étaient pas tout bonnement surréalistes), de réunions en réunions, sans jamais de remises en question de ce que je qualifie de propagande nationale, et pourtant ce n'était pas faute de leur soumettre des documents suscitant la controverse et le dissensus scientifique qui manquait cruellement à ce simili-débat.

Rien n’y fit, de discussion en discussion, on a fini par me proposer d'aller me faire aider, alors que je ne faisais que pointer certaines incohérences et faire remonter quelques questionnements légitimes primordiaux (comme l'absence de preuve de telle ou telle prise en charge, de la pertinence des résultats de test RT-PCR à plus de 50 cycles, l'utilité statistique de l'hydroxycholoroquine dans certaines publications françaises sérieuses, ou celle de l'ivermectine plus récemment).Curieusement, aucun de ces sujets n'a été abordé, et les sujets traités revenaient toujours au même : comment faire accepter aux Français de porter leur masque et de ne pas se plaindre, comment entrer chez eux pour leur expliquer qu'il ne faut continuer les mesures de distanciation à domicile.

Toujours sur la forme, jamais sur le fond. Ce n'est pas la médecine pour laquelle j'avais signé. J'ai été dégoûté.

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