Témoignage

La stratégie des vieilles dames

Bonjour once again ,

Aujourd'hui, premiers jours de février 2021, je ne suis toujours pas infirmière, ni médecin, ni statisticienne, encore moins spécialiste des virus, des microbes, des sciences en général, sauf celles du langage (un peu) ... Je sais, je me répète. Mais quelque part, c'est un peu comme si je devais commencer mes prises de parole par : « Je désire dire tout de suite que je n'ai pas de conflits d'intérêts. ».
En fait, en y réfléchissant, j'ai tort. J'ai bien un conflit, mais c'est avec la façon par laquelle cette KRISIS est (mal) gérée. J'ai également au moins un intérêt, dans le sens où je m'attache à comprendre ce qui se passe autour de moi.
Or, je ne comprends pas. Rien n'est logique, rien n'est corrigé. Aucune erreur passée ne renvoie à une interrogation sur ce qui n'a pas fonctionné. Les enfants, eux, apprennent de leurs erreurs en fonctionnant sur le schéma « essai-erreur + essai-erreur + etc., jusqu'au temps de réflexion qu'ils se donnent. Enfin, ils recommencent et là, c'est l'essai-réussite. ».
Notre gouvernement ne sait pas fonctionner ainsi. Or, arrivé à l'âge adulte, on apprend de ses erreurs, de ses manquements, de ses « bourdes ». Mais là, non !

Le fait est que je me sens démunie devant tant d'incompétences et d'incohérences gouvernementales, moi qui suis pourtant bien à l'abri dans ma vie tranquille de rédactrice web, en télétravail (situation que j'ai choisie bien avant tout ce big-bazar pandémique), à mon bureau dont la vue donne sur la mer et en Bretagne (région encore préservée).
Pourtant, il y a toujours des bonheurs quotidiens :

Mon époux et moi-même allons bien. Ma famille est en bonne santé, quelques rhumes mis à part. Mes enfants et leurs conjoints vont bien, leurs enfants aussi. Nos (vieilles) mamans (respectivement 94 et 89 ans) sont en forme, quelques soucis de mémoire immédiate pour l'une, de motricité pour l'autre, mais elles continuent à vivre chez elles, même si nous avons mis en place des accompagnements pour les soulager. C'est ainsi que nous traversons la France à peu près chaque mois pour aller passer une semaine chez elles. Depuis les Côtes d'Armor, cela fait 1400 km A/R pour la Marne (au bout du bout du département vers l'est) et 1100 km (environ) pour Bordeaux. Confinement ou pas, nous y allons.
Evidemment, une fois chez elles, on fait attention : on se lave les mains très très régulièrement et on ne se fait pas la bise. C'est tout ! Mais on ne porte pas de masque et on cohabite ainsi : repas pris ensemble, vie communautaire.
Ces deux très vieilles et respectables dames ont traversé l'année 2020, sans faire plus attention que cela. Certains esprits chagrins diront qu'elles ont eu de la chance. Moi, je pense plutôt que ce sont deux personnes particulièrement saines et positives, qui ont eu leur lot de malheurs et d'adversité, mais qui ont su et savent encore se tenir droites dans la vie, bien qu'elles soient plus proches de la fin que du début.
Ma belle-mère de 94 ans, qui a passé une partie de sa jeunesse dans la brousse africaine (en Guinée) dit souvent, avec une pointe d'humour, que « quand on a survécu à l'Afrique dans les années 30 à 40, (sans médicaments, sans vaccins, sans pas grand-chose pour se soigner, sinon le bon sens, celui de ses parents et celui des guinéens du village dans lequel ils habitaient), eh bien, on survit à tout ! ». Pas faux ! Cela rejoint les dires du Pr. Raoult qui constate que « les pays les plus démunis s'en sortent mieux que nous, dans cette crise.».
Ma belle-mère de 94 ans est sortie de temps à autre pendant le 1er confinement sans faire plus attention à une autorisation de sortie, un éventuel masque ou à un lavage de mains plus que nécessaire.
Ma maman, un tout petit peu plus jeune (89 ans), était encore en voyage à l'étranger fin février 2020 pour aller passer une petite quinzaine chez mon frère (donc : aéroports, hôtels, taxis, restaurants, etc.). Bref, tout le lot des allées et venues qui nous étaient encore permises AVANT. Elle a donc été confrontée aux prémices de l'épidémie sans aucune protection particulière. Elle n'est pas revenue malade. Cet été, nous avons fait un stand-by dans un hôtel à Laval, en plein soi-disant « cluster » mayennais, dans notre route depuis la Marne jusqu'à la Bretagne. Elle n'est pas tombée malade. Cet été, ma maman a pu voir une bonne partie de ses amis bretons et de sa famille (enfants, petits-enfants, arrières petits- enfants) et vivre avec tout ce monde de bons moments conviviaux et humains. Elle s'est juste lavé les mains un peu plus que d'habitude (et nous aussi) et on a évité les bises. Elle a toutefois trouvé le moyen de prendre froid un jour où la météo bretonne sévissait (Non, il ne pleuvait pas !) : il faisait très chaud au soleil et à l'ombre les courants d'air étaient trop frais. Bilan : pneumopathie carabinée, soignée par un jeune médecin de ville, remplaçant, qui ne s'est pas affolé et qui lui a donné des antibiotiques (« parce que, quand même, vous êtes bien prise, là ! ») et demandé un test PCR qui s'est avéré négatif. La bonne blague !
Mon mari et moi continuons à aller voir nos mamans régulièrement, confinement ou non.

Mon mari pense que le vaccin ARNm est une bonne chose et il lui tarde de pouvoir se faire vacciner. Il pense aussi que le gouvernement et les scientifiques qui l'accompagnent savent ce qu'ils font, même s'il reconnaît que tout cela manque un peu de cohérence et de compétence. Mais c'est parce qu'ils n'ont pas d'expérience politique, dit-il. J'ai parfois (souvent) du mal à entendre ce genre de paroles, même si je respecte ses opinions. Alors, de temps à autres, quand on entend une belle aberration (et c'est quasi quotidien) gouvernementale, je ne peux pas m'empêcher de regimber.
Mon mari dit que je fais « ma rebelle ». Il dit « arrête de faire ta rebelle, s'il te plaît » quand je commence à démonter point par point les conneries des médias main-stream, des annonces et contre-annonces gouvernementales comme, chiffres à l'appui, la faute de calcul de notre ministre de la Sant**é (O.V.) qui nous promet une vaccination de 70 millions de personnes d'ici la fin de l'été, alors que, selon l'INSEE, nous ne sommes pas encore arrivés à ce chiffre (on est combien... comptons-nous.... 67 millions et des brouettes ?). Donc, d'ici l'été, personne ne meurt et nous faisons environ 3 millions d'enfants ! Ha ha !
Nietzche dit « ce qui ne me tue pas me rend plus fort(e) ». Eh bien, il a fichtrement raison.

#resistance

#JeNeMeReconfineraiPas

#merciprofesseurraoult

#mercireinfocovid

#merciauxvieillesdames

Kenavo ! Marie-Pierre L. Citoyenne.

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