Témoignage

Les gens désirent-ils vraiment la liberté ? Le Covid me fait penser que non.

 

Je m’autorise à vous faire part d’une observation sociale faite en ce dernier week-end de février. Ce samedi-là, je suis en balade avec mon frère dans une station balnéaire de l’Ouest de la France. Il souffle un air de printemps et les gens sortent en masse pour profiter de cette atmosphère agréable.

Première constatation : tout le monde ou presque porte le masque. « Presque » c’est moi et mon frère. Les jeunes comme les vieux ont leur masque bien appliqué sur le visage, bien pincé au niveau du nez, et les distances sont tellement bien respectées qu’on croirait assister à une battue de sangliers. De très bons citoyens en somme.

Deuxième constatation : des gens nous regardent comme si nous étions tout nus. Les autres évitent de vous croiser. Heureusement, peu de gens empruntent la plage car la marée est encore haute. Si une prime était octroyée à la délation, nul doute que nous aurions trouvé un bon observateur des consignes pour nous les rappeler... ou nous les faire payer ?

La promenade est agréable, alors elle se prolonge et l’heure s’écoule. Nous dépassons insolemment l’extinction des feux. Il est 18h30 et nous assistons à un beau coucher de soleil. « Nous », c’est toujours moi et mon frère. À notre retour, nous assistons à un curieux phénomène. La foule a laissé place à un silence de désert. Il n’y a plus personne. J’insiste. La ville et la côte sont dé-ser-tées. Personne n’ose mordre le couvre-feu de quelques minutes. Je parie qu’à 18h tapantes, il n’y avait même pas un chien qui pisse... En temps de guerre, en période d’occupation, il y aurait eu plus de gens à dépasser l’horaire, je vous le dis !

Rires jaunes. Nous passons une aire de stationnement de camping-car. Dedans, des boomers, à 10 mètres de la plage déserte, enfermés et masqués dans leur véhicule à l’espace très étriqué. Nous traversons ensuite une zone de pavillons côtiers. Personne sur sa terrasse ou dans son jardin, alors même que l’air est doux et qu’on pourrait y boire son apéritif en pull. Et enfin, le centre « animé » de la ville. Il n’y a pas un chat, pas un bruit, tout le monde est rentré. On aurait dit qu’une centrale nucléaire proche avait eu un incident et qu’on avait sommé les gens de se calfeutrer...

Conclusion très amère : je comprends que les gens aient peur de se voir infliger une amende mais soyons réalistes : les quelques contrôles ne concernent que les accès routiers. Concernant la maladie, ce n’est pas en extérieur, qui plus en est dans un espace venteux, qu’on tombe malade ! Je veux bien qu’une partie de la population sensible soit excessivement paniquée, mais pas à ce point ! La peur n’explique pas tout. Et puis... et puis zut ! On n’a pas à nous contraindre de cette façon pour une grippe qui ne tue qu’une poignée d’octogénaires !!

C’est pour cette raison que j’oserais dire avec un brin d’insolence : les gens désirent-ils vraiment être libres ? À la lumière de ces années covidiennes, j’en doute très fortement. J’ai le sentiment même que de nombreuses personnes s’accommodent très bien de ces restrictions, qu’ils y voient une sorte de confort. On a les « paniquards » d’un côté, agressifs et volontiers délateurs ; les « satisfaits » de l’autre, avec leur égoïsme et leur lâcheté écœurante. Et puis une partie de gens, une toute toute petite partie des gens, qui pensent encore que la liberté de circuler est fondamentale.

Cette idée me glace le sang mais elle me semble sérieuse. Et ça ne m’étonne donc pas que tant de gens soient prêts à se faire injecter des substances inconnues parce que l’État, qui « oui » un jour, « non » le lendemain, a dit que c’était pour leur bien.

Cette expérience ponctuelle en est une parmi d’autres. Chacun pourra observer à quel point les gens respectent scrupuleusement (et bêtement) des consignes absurdes et changeantes, tout en se laissant insulter par quelques technocrates parisiens « parce qu’ils n’en font pas assez ».

Je suis finalement très pessimiste car rien ne changera si les gens sont si dociles. Ils sont complices de ce qu’il se passe.

Je vous souhaite à tous le bonheur malgré cette triste époque,

Thomas

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