Témoignage

Les nerfs à vif

Depuis le premier confinement je ne comprends rien à la manière de gérer cette crise. Au début je regardais les yeux ébahis en me demandant parfois si ce n'était pas moi qui était tout simplement bête (je suis blonde en plus) ?

Au bout d'un moment j'ai arrêté d'écouter les décomptes de morts et autres. Je regardais sur Twitter des résumés.

Aujourd'hui je suis à mon compte. J'ai ouvert mon commerce d'esthéticienne en octobre 2020.

Lorsque j'ai appris que je devais m'arrêter la semaine dernière alors que mon activité était en train de décoller, j'ai ressenti une colère et une haine. Le matin même je me suis fait arrêter car je n'avais pas le masque dans la rue (j'étais seule avec mes enfants).

Il n'y a plus de bon sens... Rien... je veux bien faire un effort sur mon activité mais si ça suit là-haut.

J'ai la haine car la définition de l'urgence ce n'est pas un an et parce qu'on s'assoit sur la déclaration des droits de l'homme clairement.

J'ai l'impression d'avoir été condamnée à une peine et je ne le supporte plus. Même les prisonniers sous bracelets électroniques ont les mêmes libertés que nous.

Je peux comprendre l'urgence mais nous n'y sommes plus.

Ma vision de la France aujourd'hui c'est une scène dans les douze travaux d'Astérix lorsque qu'ils sont dans l'administration qui rend fou. Je ne supporte plus au point que je ne veux plus voir les personnes qui sont dans la peur et qui trouvent tout ça normal.

Notre société n'est plus viable, il faut que ça change et je cherche des solutions pour récupérer nos droits.

Comment est ce possible tout ça ? Moi qui pensais être protégée par tous ces fondamentaux.

Ma première action c'est d'expliquer à mon fils de 7 ans combien la liberté est importante et qu'il faut absolument tout faire pour la préserver. Et je ne compte pas m'arrêter là.

Force et courage

Céline

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