Témoignage de :

Lettre à M. Le Pharmacien

24 décembre 2021

La crise du Covid 19 est venue
bouleverser votre quotidien ou celui d’un proche ?
 Racontez-vous, racontez-nous ces moments
avec vos propres mots…

Je veux témoigner ...

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Cher Monsieur le Pharmacien,

Vous êtes la première personne que j’ai croisée et qui m’a envoyé tant de haine, à moi, la « non-vaccinée ». Des discours extrémistes, j’en avais entendus, lu, mais voilà, je n’avais pas encore été personnellement visée par ces attaques.

Lundi 13 décembre, je me rends à votre pharmacie. Je ressens quelques symptômes de ce covid, après 2 ans que l’on en entendait parler, ça y est, ce virus semblait s’être décidé à venir rendre visite à ma famille. Dès votre première question, le ton était donné : « Vous êtes vaccinée ? ».

Vous auriez pu me demander comment je me sentais… non…

Je vous réponds que non, je suis jeune et en bonne santé et que j’ai fait le choix de ne pas me vacciner. J’ai senti dans votre posture, puis dans votre ton, que je ne vous avais pas donné la réponse que vous attendiez. Je ne suis pas dans le bon camp selon vous. Vous me répondez froidement que des jeunes comme moi, il y en a plein en réanimation. Je reste de bonne humeur, tout autant que mes maux de tête me le permettent en tous cas. Je vous réponds que je n’irai pas en réanimation et tente une pointe d’humour en vous demandant si malgré le fait que je ne sois pas vaccinée vous serez doux dans vos gestes pour me faire le test. Mais, vous ne riez pas vous. Vous me parlez du personnel soignant épuisé. Je ne réponds plus à vos menaces, à quoi bon.

Puis, vous me rappelez 30 minutes plus tard pour me donner les résultats. Mon test est positif ; et vous donne à priori le droit de cracher votre venin de petit soldat des labos et de l’état. Vous m’avez accablé de votre discours haineux et culpabilisant. Vous avez bien appris votre leçon M. le pharmacien. Je serai responsable de l’épuisement de l’ensemble du personnel soignant et de cette soi-disante pandémie mondiale. Je ne savais pas que j’avais tant de pouvoir…

Vous n’entendez pas mes arguments, vous n’entendez pas que je tente de vous rappeler à la raison : on ne stresse pas un malade, on en prend soin, peu importe ses choix, ses convictions, sa couleur de peau, ses idées politiques, sa religion, son statut vaccinal… Replongez-vous le jour de l’obtention de votre diplôme M. le Pharmacien, quelles étaient vos valeurs, vos promesses, vos espoirs, avant que la folie covidienne s’empare de notre monde ?

Vous m’avez parlé de la réanimation à trois reprises… aucun conseil pour mieux supporter les symptômes, aucune explication de la progression de la maladie, des signes à observer pour éviter d’aller en réanimation… vous êtes un criminel. Et lorsque je vous affirme faire confiance à mon système immunitaire, vous n’avez de cesse de tenter de semer le doute en moi.

Etes-vous aussi violent avec les personnes qui ont trop fumé et qui ont développé un cancer des poumons ? Etes-vous aussi culpabilisant face à un malade alcoolique ou une personne obèse ? Vous leur dites à eux-aussi qu’ils l’ont bien cherché et qu’ils ne s’en sortiront pas ? Que ce sont des égoïstes qui coûtent bien trop chers à notre société ? Pour ma part, je n'ai pas "cherché" à tomber malade... Bien au contraire....

Il me semble M. Le pharmacien, que vous avez perdu le sens de votre mission et qu’un peu de repos vous ferait du bien. Prenez le large, prenez de la hauteur, votre humanité ne doit pas être partie si loin… Cela tombe bien, c’est bientôt Noël où de bien belles valeurs chrétiennes sont partagées.

Alors joyeux noël à vous !

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