Témoignage

Lettre à ma sénatrice des Côtes d’Armor  (I)

20 janvier 2021 

Objet : opposition au projet de loi n°3714 instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires 

Madame la Sénatrice, 

 Je me permets de vous écrire ce courriel afin de vous faire part de ma vive inquiétude concernant le projet de loi, indiqué en objet, que le gouvernement propose afin qu’il puisse instaurer de façon pérenne un régime politique de gestion des urgences sanitaires. 

 Je ne désire pas qu’une loi se subordonne à ma liberté de décider de mes déplacements ou du choix de mes activités à la condition d’un vaccin ou d’un test de dépistage. 

 J’estime, à 58 ans, être suffisamment informée et sage pour éviter de mettre quiconque en danger et je n’ai pas besoin qu’une loi, votée dans mon dos, vienne arbitrer, en mon nom, de mon espace de liberté démocratique. 

 Je ne suis pas diplômée en droit, mais de lettres. Aussi ne vous ferai-je pas l’affront de vous exposer des arguments du Code civil ou constitutionnel pour appuyer mon propos. 

 Toutefois, et pour mémoire, je me permets de vous rappeler ce que signifie le substantif « urgence », en me basant sur son acception la plus « pérenne », son étymologie latine et que voici : 

 Urgence, nom féminin, du latin urgens, tis = pressant (participe adjectivé de urgeo = presser, dans son sens initial). Au neutre pluriel, urgentia : nécessité pressante. 

 Donc, dites-moi, Madame la Sénatrice, ou plutôt, pouvez-vous demander aux représentants de notre gouvernement ce qu’ils entendent dans le terme « urgence », si ce n’est ce qui est pressant, ce qui doit être réalisé rapidement. Or, cela va faire bientôt 10 mois que ce régime des urgences sanitaires a été institué. Autant il prenait tout son sens au moment du 1er confinement, autant aujourd’hui il n’est plus guère cohérent. 

 Je pense que tout le monde, à quelques exceptions près mais il y a toujours un petit nombre de réfractaires, a bien compris comment se laver les mains, comment porter un masque, comment éviter de contaminer ou de se contaminer. 

 Il s’agirait désormais de revenir à une gouvernance véritablement démocratique où les deux Chambres sont véritablement des représentantes des citoyennes et des citoyens, non pas les spectatrices du ballet ministériel qui nous est donné à contempler chaque jour. 

 Je vous remercie de m’avoir lue, Madame la Sénatrice, et je vous prie de recevoir mes salutations distinguées. 

 Marie-Pierre L. 

Citoyenne 

 

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