Témoignage

Lettre de réponse à mon invitation officielle à me faire vacciner

Objet : Votre invitation à la vaccination contre la covid-19.
Monsieur le Docteur,

J'ai bien reçu votre invitation à me faire vacciner contre la covid-19.

Vous affirmez que les contre-indications à cette vaccination sont rares. C'est en effet plutôt l'avis général des scientifiques. On le dit et on le lit partout.

Je ne parviens pourtant pas à y souscrire : je consulte aussi çà et là des avis d'éminents scientifiques, un peu « en retrait », qui eux invitent à la prudence.

Leur argumentation me paraît sensée et raisonnable. Je retiens entre autres et pêle-mêle les quelques éléments qui suivent :

1) À ce jour, les vaccins contre la covid ont reçu une autorisation conditionnelle de mise sur le marché. La phase actuelle est donc expérimentale. Il reste dès lors des incertitudes au sujet de l'efficacité et de l'innocuité. 2) L'hypothèse d'une modification potentielle du génome humain (par rétrotranscription de l'ARN injecté sous forme d'ADN si j'ai bien compris) – et dont les conséquences sont bien entendu inconnues –, ne peut être formellement écartée.

3) La vaccination elle-même pourrait entraîner l'apparition de souches, de variants plus résistants.

4) Le vaccin vient perturber les processus de l'immunité naturelle, et pourrait provoquer par conséquent des dysfonctionnements importants : anticorps facilitateurs, effets protumoraux...

5) La vaccination n'empêche pas nécessairement de propager le virus même si celui-ci voit son rayon d'action, si je puis dire, diminuer. (...)
Tout cela se discute sur le plan scientifique et je reste perplexe. Il n'y a pour l'instant d'arguments décisifs ni dans un sens ni dans l'autre.

Pour ma part, à ce stade, je ne souhaite en tout cas pas participer à une expérience médicale, d'autant qu'il s'agit de vaccins d'un type révolutionnaire, disons – peut-être portent-ils d'ailleurs de ce fait mal leurs noms : nouvelles thérapies « géniques », voilà qui conviendrait mieux selon certains. J'ai par ailleurs entière confiance en mes capacités immunitaires naturelles.

Rien ne presse jamais sinon le raisonnement et la prudence ! Je préfère dès lors reporter ma décision au printemps prochain. Il me paraît sage en effet d'attendre et de voir comment réagira le métabolisme des personnes vaccinées, qu’elles soient à risque ou non, lorsqu'il sera confronté, l'automne prochain, à l'agression des virus hivernaux et des infections respiratoires traditionnelles.

Par ailleurs, je dois vous avouer que je ne parviens toujours pas à comprendre pourquoi, si je suis en bonne santé, je devrais « prendre » un vaccin – ou un médicament – à titre préventif, vaccin dont par ailleurs, curieusement, personne ne semble se soucier de la composition exacte (quand même selon certaines sources fiables, outre des métaux lourds, du matériel cellulaire d'embryons avortés...) Où est donc la notice, si je puis dire ?

Autre élément, et, en tant que scientifique, vous l'admettrez objectivement : il est curieux que la vaccination nous soit présentée comme la seule stratégie possible, la seule issue, la panacée, alors que divers traitements ont fini par faire leurs preuves, dans le tâtonnement certes – et fatalement puisque le taux de létalité est « ridiculement » faible en comparaison au nombre total de personnes contaminées et hospitalisées. Personne n'a jamais surpris de gens tomber morts dans la rue par grappes entières, et je ne pense pas qu'il y ait un seul des manifestants des « boums » du bois de la Cambre ou un seul des fêtards de la place Flagey qui se trouve aujourd'hui aux soins intensifs.
Enfin, je ne me suis jamais vacciné contre la grippe et je ne vois dès lors pas bien la raison objective de me vacciner contre la covid, qui, même si elle peut faire des dégâts comme toute maladie, semble finalement n'être rien d'autre qu'une infection pulmonaire atypique. Je perçois d'autant moins cette raison que certaines années de grippe saisonnières se sont avérées plus meurtrières – sans que l'on ait songé à l'époque un seul instant à nous imposer le sort qui est le nôtre aujourd'hui. (...)

Pour conclure, le choix est donc difficile. Mais entre les risques éventuels liés au virus et les risques éventuels liés au vaccin, je préfère aujourd'hui assumer les premiers. Je fais confiance à mon « terrain », ce terrain qui est tout, comme vous le savez, et qu'il convient d'entretenir (les méthodes naturelles de prévention sont nombreuses).

Après tout, la vie est une imprudence...

Je pourrais bien entendu revoir ma position dès maintenant si un vrai débat public voyait enfin le jour, qui oppose sereinement les arguments des uns et des autres, et me permettait de « trancher » en toute connaissance de cause, et donc de donner le cas échéant mon consentement, qui serait alors enfin vraiment éclairé, à la vaccination que vous me proposez.

Un dernier mot... mais c'est un autre débat : il faudrait aussi, cela me paraît logique, pour me décider une fois pour toutes, que j'obtienne la garantie formelle de récupérer l'entièreté des libertés perdues, et sans la moindre restriction, en tout cas dans un délai assez bref.

Or je crains que nous n'allions pas dans cette direction si, par exemple, un « laissez-passer », en préparation, était imposé qui non seulement officialiserait la ségrégation médicale mais encore pourrait ouvrir la voie à une espèce d'incitation à la haine médicale – des mots que je pèse –, déjà parfois à l'œuvre dans la rue ou sur le seuil des magasins quand les gens s'empoignent sur le sujet...

Je finis par penser que trop peu, dans les milieux médical et politique certainement, prennent assez la juste mesure des lézardes, toujours plus profondes, qui fissurent la conception traditionnelle du vivant.

Permettez-moi : l'homme qui se profile est un homme médicalisé et numérisé. C'est donc un homme artificiel : atone, sans souffle ni pulsion... Je n'aime pas cet homme.

En vous remerciant vivement de votre attention, je vous prie d'agréer, Monsieur le Docteur, l'expression de ma parfaite considération.

Jean-Marie DELAUNOIS

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