Témoignage

Lettre à l’ADMR

Mme X,
Pour faire suite à votre message téléphonique de ce matin.
Je vous laisse donc l'initiative de suspendre mon contrat de travail.
Cette suspension est déjà programmée à très court terme, vous m'en avez fait part dans votre courrier du 30/08.
Il n'est pas de ma responsabilité de trouver tous les palliatifs aux conséquences d'une politique vaccinale autoritaire qui brisent des vies. Je m'en protège au mieux.
De mon côté, je prends mes responsabilités en assumant mes choix. Ils sont difficiles.
Mme X sera en souffrance, sachez que j'en suis malade !
Mais SVP, n'essayez surtout pas de me faire endosser cette responsabilité.
Je suis au moins autant touché que vous par la détresse des personnes à qui je viens en aide. Je partage leur vie.
Ce sont des proches que j'accompagne au quotidien, parfois depuis des années, même en dehors de mes heures de travail.
C'est le cas de Mme X chez qui j'interviens depuis plus de dix années, mes interventions chez elle ayant commencé bien avant mon salariat à l'Admr.
Dans l'immédiat, je préfère échanger par écrit et je ne vais pas vous rappeler comme vous me l'avez demandé.
Peut-être ne vous rendez-vous pas compte de la violence de la situation ?
Il y a une forme de mépris écœurant envers les salariés dans l'application de cette loi scélérate.
D'un côté, on nous applaudit, de l'autre, on a droit à des coups de bâtons humiliants. Une prime, puis une suspension de salaire. Pas de vaccin, pas de travail, pas de vie.
C'est machiavélique.
Cela me met en colère, dans une détresse noire, d'où l'importance de garder nos distances pour l'instant.
Nos échanges ne peuvent malheureusement être dorénavant que conflictuels.
Pourtant, je n’ai pas changé, je suis toujours le même salarié, toujours le même homme avec les mêmes principes et les mêmes convictions.
Du jour au lendemain, je manque de rigueur, je m'absente, je tombe malade, et cela après de très nombreuses années de bons et loyaux services, toujours assidu, jamais absent ni malade, toujours à l'écoute, toujours disposé à arrondir les angles dans l'intérêt de Mme X.
Je suis devenu fautif, et vous aurez de bonnes raisons de justifier mon licenciement.
Cela ne vous interpelle pas ?
Je serais devenu différent, un paria, un irresponsable ? Si vite ! Et seulement à cause d'une décision politique ?
Prenez vos responsabilités, assumez-les, mais ne me cherchez pas des poux. Je suis un gentil dans l'âme, mais l'injustice me rend très irritable, voire revendicatif.
Cordialement,
Jean-Luc ORAND
Fait à Condillac, le lundi 6/09/2021

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