Témoignage

L’ordre des médecins

 

 

Le très vertueux Ordre des médecins.

Un peu d'histoire :

 

Rappelons-nous que l'Ordre des médecins a été créé sous le Régime de Vichy et qu'en 1940, il légitimait l'épuration en instaurant un recensement des praticiens afin d'en exclure les Juifs.

On pourrait rétorquer qu'il s'était élevé contre l'arrêté de la Kommandantur qui ordonnait de livrer les blessés aux Allemands, mais on remarquera que c'était en juillet 1944, juste après le débarquement...

 

Le Régime de Vichy fit de l'avortement un crime contre la sûreté de l’État, passible de la peine de mort qui mena, à la guillotine le 30 juillet 1943, Marie-Louise Giraud.

Vichy donna également, entre autres fonctions, au Conseil de l'Ordre des médecins, celle de soutenir la répression pénale de l'avortement en condamnant à l'interdiction d'exercer les médecins qui « aideraient » les femmes.

En 1946, l'Ordre réaffirmait sa volonté de participer à la répression de l'avortement et s'opposait l'année suivante à une loi d'amnistie pour les avorteurs.

Au fil des années, sa position va rencontrer un désaccord croissant chez une majorité de praticiens, sans qu'il reconsidère un possible changement.

L'Ordre s'opposa également à la prescription de la pilule et lança l'anathème sur les médecins qui travaillaient dans les plannings familiaux. Face aux risques de sanctions disciplinaires, ces médecins finirent par constituer un collège médical.

Ce fut encore contre l'Ordre (et une Droite traditionnelle) et malgré une violente réaction, que le gouvernement déposa en 1973, le projet Messmer-Poniatowski, dont l'objectif visait à sortir l'avortement de la clandestinité en le médicalisant.

De plus en plus de jeunes médecins pro-avortement s'opposèrent au mandarinat que représentait l'Ordre à leurs yeux.

Finalement, l'Ordre dût effectuer un revirement et entériner la reconduction en 1979 de la loi Veil.

 

François Mitterrand avait inclus dans les 110 propositions de son projet électoral de 1981, la suppression de l'Ordre des Médecins qu'il définissait comme « une offense pour la démocratie. »

A ce jour, il est toujours présent, imparti d'un écrasant pouvoir sur le quotidien des médecins.

 

Bien sûr, toute ressemblance avec la politique répressive actuelle menée par le conseil de l'Ordre des médecins contre les praticiens qui soutiennent une politique de prévention et de soin du Covid19 en amont pourrait ne pas être fortuite.

 

Anne

 

 

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