Témoignage de :

Ma façon à moi de dire non

21 avril 2022

La crise du Covid 19 est venue
bouleverser votre quotidien ou celui d’un proche ?
 Racontez-vous, racontez-nous ces moments
avec vos propres mots…

Je veux témoigner ...

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Afin de ne jamais oublier cette mise en parenthèses dont la deuxième n’est pas encore refermée, j’ai envie de dire, de parler de ce que j’ai fait, créé sur mon coup de colère du moment.

Lorsque j’ai compris que toutes les portes se fermaient et que je n’avais plus accès à rien de ce que je faisais avant, j’ai décidé de réagir et de ne pas « me battre contre » mais plutôt de « me battre pour et vers ».

J’étais en retraite depuis peu lorsque cet épisode con-vide a recouvert inexorablement et durablement nos vies sans que l’on aie la mesure des conséquences. En retraite donc certes, pas de soucis de travail, de salaire, mais plus le droit d’aller nulle part, plus d’activités culturelles et sportives.

Je faisais partie d’un groupe de randonneurs, j’allais à la piscine, je voulais chanter dans une chorale et j’écrivais et calligraphiais dans des ateliers. Plus rien… J’ai réagi et agit, j’ai refusé de me taire, de me laisser imposer la peur le silence, d’obéir à des injonctions stupides.

J’étais très en colère. J’ai donc décidé de recréer pour moi mais aussi pour tous ceux qui comme moi n’avaient plus accès à rien les mêmes choses. Je voulais aussi que ceux qui se retrouvaient sans travail puissent continuer à avoir des activités gratuites ou à très faible coût et ne restent pas seuls(es).

Tout s’est rapidement mis en place. J’ai créé mon groupe de marche, au début nous étions 6 et maintenant une trentaine. Des gens joyeux qui ont tous une envie de vivre en commun et qui gardent le sourire, l’énergie du groupe aide beaucoup. Peu importe si les gens sont vaccinés ou non, cela ne me regarde pas mais tous refusent cette atteinte aux libertés, ce régime de la peur.

Puis j’ai créé mon propre atelier d’écriture et une chorale qui fonctionnent très bien avec toujours cette bonne humeur, ce bonheur de se retrouver. Le chant rend joyeux.

Ce qui est important, c’est ce qui nous unit maintenant. Nous sommes en lien et sommes prêts à nous entraider lorsqu’il y a besoin. Une sorte de grande famille est née. C’est peut-être comme cela, à travers des actions qui nous unissent, et il y a plein d’initiatives qui fleurissent un peu partout, que nous arriverons à inventer un autre monde.

C’est ma façon à moi de dire NON.

Catherine CLÉMENT

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