Témoignage

Mon compagnon est-il vraiment mort du coronavirus ?

J'habite en Belgique.

Le 17 octobre 2020, mon compagnon 62 ans ressent des symptômes du coronavirus. Il se fait tester le 19 octobre et reçoit son résultat positif le 22 octobre.

Le 22 octobre, je ressens les symptômes, perte de goût, odorat, fièvre et fatigue intense. Je n'ai pas eu les problèmes respiratoires. Et lui, Il a attendu sagement à la maison parce que le gouvernement a dit qu'il fallait attendre 7 jours avant de se présenter à l'hôpital.

Le 26 octobre, il n'en peut plus et me dit qu'il va mourir s'il n'est pas soigné. Il faisait de la dyspnée depuis plusieurs jours mais son médecin traitant par téléphone n'a pas trouvé que son état nécessitait une hospitalisation.

Nous téléphonons donc le 26 à l'ambulance, il est transporté par des hommes en combinaison complète, masques FFP2 et tout le toutim.

C'est la dernière fois que je le vois vivant. Son état s'améliore d'après le rapport très court que j'ai reçu, il guérit donc du coronavirus. Le 31 octobre, coup de théâtre, il m'envoie un message par Messenger (pas son médecin) me disant qu'il va être intubé, de ne pas m'inquiéter, que ça va aller. Je ne sais toujours pas si c'est lui qui m'a écrit ce message.

D'après le rapport, toujours très court, il a eu une fausse déglutition qui a provoqué une bactérie dans ses poumons et qui a provoqué une pneumonie Covid. L'hôpital ne me téléphonera que le 8 novembre pour m'annoncer sa mort. Le fait de l'avoir placé sous intubation a provoqué des dégâts sur ses reins, ils ont lâché, et ensuite son cœur. 

Je vous explique cela car la panique de l'époque a fait que les hôpitaux Bruxellois en Belgique étaient saturés. Il a donc du être délocalisé dans un hôpital à l'autre bout du pays.

Comme les mesures sanitaires l'imposent, il faut brûler le plus vite possible le corps, il n'y a donc eu aucun contre-avis, ni d'autopsie, je ne sais pas aujourd'hui s'il est vraiment mort du Covid. Les maladies nosocomiales existent, l'intubation était-elle nécessaire ? A-t-il vraiment eu le coronavirus. Les tests PCR n'ont-il pas découvert une simple grippe ou une vraie pneumonie ?

A ce jour, je n'ai reçu aucune réponse de l'hôpital, ni le rapport complet de son hospitalisation qui a conduit à sa mort. Est-ce que je l'ai envoyé à la mort en appelant cette ambulance ? Les choses se seraient-elle passées autrement si je n'avais pas appelé cette ambulance ? Serait-il mort à la maison ? Ou bien aurait-il guéri ? Je ne sais pas quoi faire ? Dois-je porter plainte ? La Police me prendrait-elle pour un fou ? Je n'ai pas le droit de douter, il faut que j'accepte la fatalité sans preuves concrètes et réelles.

Puis-je être aidé pour ce faire ? QUI ? Nous ne pouvons plus penser ni douter. Il faut croire, sans voir. Il est mort comme un chien, tout seul, sans pouvoir se défendre ni dire non.

Je n'ai pas eu voix au chapitre, on ne m'a pas demandé mon avis, Je vis sa mort comme un traumatisme et pour sortir de ce traumatisme, j'ai besoin de réelles réponses que les médecins n'ont pas envie de me donner. Cela fait depuis sa mort que je demande à pouvoir discuter avec le médecin qui l'a traité dans une autre langue que celle qu'il parlait. Il parlait français, le médecin parlait néerlandais. A-t-il pu comprendre ce qui lui arrivait, était-il conscient de tout ? Lui a-t-on donné ses médicaments dont on parle à la télé, ce Remdesivir, la cortisone à haute dose, qu'est-ce qui a provoqué sa mort ? Je crains que jamais je ne puisse avoir la réponse.

 

Lorenzo Di Nicola

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