Témoignage

Mon expérience Covid

Je tenais à vous raconter mon expérience du (ou de la, si vous préférez ;)) Covid.

J’ai 45 ans, je mesure 1,70 m et je pèse 64 kg donc loin d’être en surpoids.

Je suis plutôt active, pas spécialement sportive mais certains me disent hyperactive, toujours à faire quelque chose, avec beaucoup d’énergie à revendre et j’abats plutôt pas mal de travail rapidement.

Côté santé, j’ai une intolérance au gluten et à d’autres aliments avec un microbiote un peu en vrac et un colon qui s’enflamme dès que je fais une erreur de parcours. Je suis O+.

Je ne bois pas, je ne fume pas, je ne mange pas particulièrement de cochonneries, petite tendance à être accro au chocolat noir 70 %.

Côté psychique, année compliquée car décision de me séparer de mon compagnon juste au début du 1er confinement, incompréhension de ma famille, donc fragilité psychique probable depuis 1 an (je suis accompagnée depuis le mois de mai).

Voilà le contexte.

Fin mars 2020, je choppe le Covid une première fois, la fatigue monte doucement pendant une dizaine de jours. Moi qui ne dors pas beaucoup et qui suis plutôt active, je ne comprenais pas, je craignais une entrée en dépression tellement je me traînais de plus en plus chaque jour.

Puis un matin, impossible de me lever, je dors 20 h sur 24 et quand je vais de mon lit à la salle de bain, je suis épuisée, j’ai du mal à rester debout. Mal dans la poitrine, un étau mais sans réel problème pour respirer, un point qui fait mal et surtout une immense fatigue. Pas de fièvre, pas de toux, pas de perte d’odorat, de goût, etc.

3 jours totalement à plat, et puis la vie reprend, doucement au début, puis comme avant. Mon point dans la poitrine se réveille de temps en temps, pendant plusieurs mois. Pas de test à l’époque donc je ne peux pas dire si c’était véritablement le Covid mais moi qui ne suis jamais malade, je pense que c’était ça.

L’été passe, toujours avec le point dans la poitrine qui se réveille de temps en temps.

Mi-octobre, j’attrape de nouveau le Covid, symptômes complètement différents : mal de tête, puis grande fatigue (mais pas la même qu’en mars, pas envie de dormir, mais le corps entier qui ne suit pas), mal dans le dos (les reins probablement), je prends Doliprane uniquement, sentiment de fièvre mais sans fièvre. Je ne peux pas tenir plus de 5 min assise sur un siège et je n’avale qu’une ou deux bouchées à la fois.

Un jour de répit au 6e jour puis les nausées apparaissent et de nouveau mal de tête, et je reste au lit à ne rien pouvoir faire encore 6 jours. La tête dans le brouillard, impossible de fixer un point, obligée de faire bouger mes yeux tout le temps sinon j’ai mal.

Puis un matin, je me mets assise sur le bord du lit et je sens que le virus est parti. Plus de brouillard dans ma tête.

Je traîne encore pendant 2 semaines mais je sais que je n’ai plus le virus actif en moi, je ne fais que l’évacuer. Je réalise que j’ai perdu l’odorat, et une partie du goût (plutôt le salé alors que le sucré me paraît au contraire exacerbé).

1 mois après ma période de fatigue intense, l’oignon de gros orteil droit se met à gonfler, douleur de plus en plus forte qui m’empêche de dormir, je vais aux urgences : radio, tout va bien. Les médecins de garde me disent que c’est probablement une tendinite, je n’en crois rien mais rentre chez moi en pleurs de douleur avec une compresse de froid.

Deux jours plus tard, je vais voir un ami médecin qui me fait une ponction du liquide autour du gros orteil, qui est opaque et en grande quantité apparemment (à ce qu’il me dit) et je vais faire une prise de sang pour voir si c’est la goutte. Il me donne les médicaments contre la goutte en attendant les résultats.

Ça n’est finalement pas ça et il change la prescription, l’inflammation diminue petit à petit. Crise d’arthrite inflammatoire aiguë de l’articulation du gros orteil (je n’ai jamais eu ça).

Depuis 1 an, j’ai des crises au niveau du côlon super régulières, mes intolérances ont augmenté, mes allergies aussi, je suis devenue ultrasensible à la poussière alors que je ne l’étais pas plus que ça et j’ai des crises d’éternuement intenses régulières.

Mon compagnon qui vit avec moi et qui a 48 ans, n’a rien attrapé en mars et a été à plat 2 jours en octobre J’ai le sentiment qu’il y a un lien entre mon problème de côlon et ma capacité à attraper le Covid, alors qu’habituellement, je ne suis jamais malade, pas même un rhume.

J’ai le sentiment que mon microbiote en mauvais état peut être une raison au fait que j’attrape le Covid facilement.

Voilà, je ne sais pas si mon témoignage vous intéressera ni vous servira pour vos analyses mais au cas où.

Pardon si ça a été un peu long.

Merci et bon courage de nous garder éveillés pour que nous puissions faire des choix en conscience.

D.

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