Témoignage de :

Parcours d’une ignorante

20 juillet 2022

La crise du Covid 19 est venue
bouleverser votre quotidien ou celui d’un proche ?
 Racontez-vous, racontez-nous ces moments
avec vos propres mots…

Je veux témoigner ...

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Tout d'abord, je ne suis pas une ignorante complète: j'ai un doctorat en biochimie-microbiologie, un passé court dans la recherche et, de par mon origine USA, une reconversion vers la traduction/révision de papiers scientifiques en anglais.
Née au milieu du siècle passé, j'ai vécu dans ce que j'appellerais une "culture vaccinale": bien sûr que c'était merveilleux tous ces vaccins qui nous protégeaient de tant de maladies! J'ai commencé ma thèse de doctorat l'année de la publication (Stanley Cohen et al. , 1973) qui a fondé, en amenant le clonage de gènes, la biologie moléculaire moderne.

Mes études et mes lectures de la littérature scientifique m'ont amenée à mitiger ma confiance en la vaccination, sans vraiment l'ébranler. Je suis ainsi restée à l'écoute d'un membre de ma famille qui a suivi de près l'histoire - et parfois les déboires - de nombreux vaccins et qui, depuis des années sans que je le prenne trop au sérieux, me raconte les fraudes des fabricants de médicaments et les pressions de la Big Pharma sur des organisations telles que l'OMS. J'écoutais aussi d'une oreille distraite les récits, dans les médias, sur les méfaits du mouvement antivax, présenté essentiellement comme une forme de superstition.

Cinq événements sont venus ébranler ma tranquillité: (1) le membre de ma famille mentionné plus haut m'a raconté comment il a été ostracisé par ses pairs, lors d'une conférence, pour avoir mis en question l'efficacité des vaccins anti-grippe;
(2) après l'arrivée du covid, il me parlait sans cesse de ce "vaccin OGM" qu'on nous préprait, mais sans me donner la peine d'investiguer de plus près, j'ai cru qu'il s'agissait simplement de produire un antigène du covid dans des bactéries ou des levures à partir d'un gène recombinant. A la x-ième fois qu'il m'en a parlé, je me suis intéressée de plus près, découvrant les approches "vecteur adénoviral" (Astrazeneca) et "ARN messager" qui se tramaient. Tout en trouvant la deuxième plutôt élégante, je pensais qu'il faudrait un temps très long pour tester correctement de telles approches. Je m'étonnais aussi que les médias, qui parlaient déjà abondamment de l'arrivée proche de vaccins anticovid, ne disent pas à quel point elles étaient nouvelles et non éprouvées; (3) j'ai donné un cours d'anglais scientifique à de jeunes diplômés en science. Je leur ai suggéré de rédiger en anglais la logique sous-jacente de la vaccination. C'était peut-être la 10ième fois que proposais cet exercice, mais c'est la première fois que j'ai reçu, au lieu d'explications techniques ou d'une justification très générale en termes de santé publique, des textes qui ressemblaient à de la pub. Et AUCUN de ces jeunes scientifiques n'était au courant des nouvelles approches en gestation ; (4) j'ai eu vent de la polémique "hydroxychloroquine" (HCQ) naissante et j'ai voulu savoir qui était ce fameux Professeur Raoult qui se faisait déjà maltraiter dans la presse. Je suis allée sur son site et je l'ai écouté...et j'ai entendu un scientifique honnête, un vrai chercheur qui parlait certes sans détours, mais aussi sans exagération, de données récoltées et de papiers publiés. J'ai décidé que c'était tout sauf un charlatan et je suis devenue une "fan" de ses vidéos hebdomadaires ;
(5) Une amie m'a donné un article qu'elle trouvait vraiment très bien mais qui moi, m'a horrifiée : cet article établissait, de manière intellectuellement malhonnête, des amalgames absolument abusifs: "réticence vaccinale=antivax=covidoscepticisme =Lyssenko=gilets jaunes=fascistes=antisémites"! Et mon amie, pourtant intelligente et éduquée, avait mordu à l'hameçon !

Après avoir vécu ces cinq événements, j'ai commencé à lire par moi-même un maximum de papiers, à écouter des voix diverses. Je suis tombée sur Louis Fouché d'abord, sur Réinfocovid ensuite. Sans être toujours, à 100%, d'accord avec ce que dit l'un ou l'autre membre de cette équipe, je suis aujourd'hui pleinement consciente du fait qu'il existe une "version officielle" qui cherche à écraser toute discussion, scientifique ou autre. J'ai rencontré cette fermeture même chez des amis chers qui aiment, habituellement, réfléchir et contester. Je pense que Laurent Mucchielli décrit très bien le phénomène.

Je me suis fait vacciner sans y croire et à contrecoeur, pour des raisons personnelles : je n'ai pas le courage des voix qui s'affirment ni des soignants suspendus. Dans mon petit coin, cependant, j'agis : je partage avec les scientifiques de mes groupes d'anglais les grandes méta-analyses favorables à l'HCQ et l'ivermectine, je raconte les problèmes méthodologiques inhérentes aux essais cliniques de ces vaccins nouveaux. Je tombe, dans ces groupes, sur des personnes témoins d'effets indésirables d'un vaccin ou qui connaissent quelqu'un qui travaille dans un centre où l'on traite à l'HCQ. J'informe mes amis qui ne veulent rien entendre, en insistant tant que je le peux et puis en abandonnant avant de les fâcher tout-à-fait. J'écris régulièrement au service Médiation de ma chaîne radio préférée pour reprocher à cette chaîne son parti-pris (les réponses ne me satisfont jamais, mais je persévère).

Je pense que mon témoignage illustre le long chemin que doit faire une personne qui a baigné, enfant, dans la "culture vaccinale", pour se rendre compte que quelque chose ne va pas. Mes anecdotes illustrent aussi à quel point la "doxa" était déjà largement imposée avant le début de cette pandémie - elle ne demandait qu'un peu de peur pour "prendre".

 

Kathy

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