Témoignage

A l’attention de Mr le Directeur

A l'attention de Mr le Directeur,

 

Bonjour M.,

 

Je voulais vous donner des nouvelles de mon fils Sandro, CE2B, suite à sa chute dans l’escalier métallique de la cour.

Tout d’abord, je souhaitais vous remercier d’avoir prévenu les Pompiers du XXX et de m’avoir alertée. C’est assez impressionnant de voir son fils débarquer sur une chaise brancard, c’est une première pour moi. J’ai signé la décharge pour récupérer Sandro avec moi à mon domicile. Après avoir prévenu le Docteur D. qui m’a donné les directives à suivre pour la journée, j’ai pu observer de nettes améliorations. Ce soir il a été examiné par le Dr P., rien n’est à déclarer sauf de grosses contusions, l’empêchant de respirer pleinement en courant. Je garde un œil sur ce sujet ces jours qui arrivent. C’est en demandant précisément à Sandro comment il est tombé, qu’il m’a dit d’un ton désolé : mais j’y vois rien avec le masque.

Nous avons tous des avis personnels à ce sujet, je me doute bien que vous appliquez les règles (très difficiles à appliquer puisque empêcher des jeunes enfants de se priver d’air 7 h durant ne peut être fait qu’en conscience.)

À l’annonce du président, comme beaucoup de parents, je me suis demandé si je ne pouvais pas le garder avec nous. Mais avec le mail de Mme la Professeur que nous avons reçu, j’ai vu une certaine intelligence et beaucoup de compassion s’en dégager. Elle est très à l’écoute des élèves et nous l’en remercions de faire son maximum. Rassurée, j’envoie donc Sandro dans ce lieu d’enseignement si important pour l’éducation de nos enfants. Pour la cour de récréation, il en est autrement, mon fils me dit que d’autres professeurs demandent aux enfants de remonter le masque sur le nez. En courant, en pleine chaleur, dur pour ces jeunes... Est-ce possible d’avoir plus de souplesse pensez-vous ? Sachant qu’à quelques mètres hors de l’école, toutes générations confondues ne portent que très peu le masque.

Nous ne sommes qu’au 3e jour de port du masque, il arrive cet incident qui aurait pu arriver sans masque bien sûr. Sandro me dit aussi que son ami Z. a fait un malaise après avoir couru avec son masque, A. et E. ont pleuré après la chute de mon fils... n’est-ce pas perturbant ? Ai-je raison de me poser des questions ? Je ne sais pas. Mais je me demande, combien d’alertes faudra-t-il pour libérer nos enfants de ces muselières ?

Pensez-vous qu’il est possible avec le rectorat de faire des actions en ce sens ? Car aujourd’hui nous sommes amendables de mettre la vie d’autrui en danger, pourtant chaque jour qui passe, nous acceptons de nuire à ces jeunes innocents.

Je vous prie d’agréer, Monsieur Le Directeur, mes sentiments les plus sincères.

 

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