Témoignage de :

Punie pour non vaccination

3 mars 2022

La crise du Covid 19 est venue
bouleverser votre quotidien ou celui d’un proche ?
 Racontez-vous, racontez-nous ces moments
avec vos propres mots…

Je veux témoigner ...

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Bonsoir,

J’étais, depuis le 15 septembre dernier, Pédicure-Podologue installée en libéral depuis 23 ans. Ce cabinet, c’était mon "bébé"… Lorsque je me suis installée en 1998, je l’ai créé…et les patients m’ont
fait confiance et une très belle relation s’est installée au fil des années entre nous. J’ai exercé avec passion mon métier, toujours en quête de m’améliorer en faisant des formations, notamment la
posturologie.
Et puis j’ai commencé à recevoir des lettres de l’ARS, disant que je n’étais pas à jour de mon parcours vaccinal, puis des recommandés, où j’avais le sentiment d’être considérée comme la pire des
criminelles. Le 14 septembre au soir, j’ai décroché, une boule dans la gorge, ma plaque professionnelle.
Depuis ce jour, je n’ai donc plus aucun revenu. Rien, je n’ai le droit à rien. Aucune aide financière… A 48 ans, c’est ma maman qui me nourrit, et mon mari qui m’aide comme il peut. Sans eux, très
certainement aurais-je, comme trop l’ont fait, tendu le bras pour recevoir à contre-coeur cette injection.
Le choix, je voulais juste avoir le CHOIX de l’accepter ou la refuser. Était-ce une trop grande liberté demandée que de nous laisser le choix ?... Le pire, c’est qu’ils sont allés très loin dans leur
interdiction.
J’ai essayé de rebondir, et j’ai cherché et même trouvé un remplaçant vacciné afin qu’il puisse continuer à ma place les consultations. Pouvez-vous le croire ? cela a été refusé REFUSE. Plus qu’une
interdiction d’exercer, c’était bien vouloir ma peau que d’avoir exigé une telle sentence. Quelqu’un peut-il m’expliquer cela ? N’est-ce pas de l’abus de pouvoir ?
J’ai payé toute ma vie d’activité professionnelle mes charges, des 1300 euros d’URSSAF par-ci, des 750 euros d’impôts par- là, etc… Mais du jour où vous n’exercez plus, non seulement vous n’êtes plus rien, mais en plus vous n’avez droit à rien. Voilà hélas, je ne le crains, une histoire parmi tant d’autres…

Amitiés et soutien à celles et ceux qui ont reçu la même punition.

Emmanuelle

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