Témoignage

Quand on cherche, on trouve

Voilà plus d'un an que cette crise sanitaire a débuté.

Voilà plus d'un an que des restrictions de nos libertés nous ont été imposées sous couvert de protéger les populations.

Voilà un an que l'on nous incite à nous faire tester, maintenant à nous faire vacciner, tout ça pour recouvrer notre liberté.

 

De part mon métier de directeur d'établissement, j'ai pu être exposé à ce virus, tout comme les salariés qui travaillent dans mon association.

En effet, lors du premier confinement, j'ai tous les jours, fait le tour des unités de vie, pour rencontrer les salariés et les jeunes accueillis. Nous n'avions alors pas de masque, peu de gel. Nous avions informé sur les gestes barrières, la nécessaire "distanciation sociale", mais allez expliquer à un jeune placé en dehors de sa famille qu'il ne peut plus compter sur les gestes d'affection de l'éducateur alors qu'il ne peut les obtenir de ses parents. Et puis, comme son nom l'indique, il s'agit d'unité de vie, alors les jeunes ont vécu, et après que les peurs irrationnelles se soient estompées, les éducateurs ont fait preuve de bon sens, pas toujours dans le respect des gestes barrières, mais toujours dans l'intérêt de l'enfant.

 

Nous avons traversé ce premier confinement sans difficulté, si ce n'est celle des restrictions de mouvement : pas de cas de COVID positif et/ou asymptomatique, enfin pas de cas connu.

La vie a repris son cours durant l'été et la généralisation des tests PCR a débuté ainsi que le port du masque obligatoire en entreprise.

Là encore, nous avons informé les salariés par des notes de service. J'ai fait mon job de directeur, mais comment comprendre l'urgence du port du masque alors que nous avions vécu un premier confinement sans masque obligatoire et sans cas de covid ?

Comment faire comprendre à des jeunes, dont c'est le lieu de vie, qu'ils portent le masque dans les pièces communes, mais pas pendant qu'ils mangent et pas dans leur chambre, même si elles sont doubles ? Là encore, nous avons fait confiance au bon sens des salariés et toujours pas de cas de covid positif et/ou asymptomatique alors que nombre de mes collègues devaient faire face à des "cluster" dans leurs foyers, des arrêts maladie de salariés pour cause de covid.

 

Nous avons travaillé à notre immunité collective sans aucun test PCR des jeunes et sans aucun encombre jusqu'en novembre où nous avons accueilli un nouveau jeune venu d'un autre établissement du département. En plus de sa valise, il est arrivé avec son covid, ce qui a suscité beaucoup d’émoi chez les professionnels.

Je prends alors la décision de tester l’ensemble des jeunes accueillis, et les salariés qui le souhaitent, pour rassurer les professionnels : un cas de covid asymptomatique est trouvé chez un jeune et chez un professionnel. Avec le recul, je regrette ce choix ; j’ai quelque part céder aux craintes ambiantes alors que je n’avais aucune raison de leur faire, si ce n’est peut-être la pression de mon autorité de contrôle.

 

Je n’ai depuis jamais refait de test généralisé dans mes établissements et la vie se poursuit sans encombre, pas toujours dans le respect strict des gestes barrières, mais toujours dans l’intérêt de l’enfant.

 

Depuis le début de cette histoire covid, je ne me suis jamais fait testé, mes propres enfants n’ont jamais été testés, mon épouse n’a jamais été testée. Avec mon travail, j’aurai dû penser que j’exposais à un risque ma famille.

Je n’utilise pas de gel hydroalcoolique, mais un bon vieux savon de Marseille. Je ne porte pas régulièrement le masque au travail. J’ai peut-être été infecté par le covid, une fois, plusieurs fois, pareil pour ma famille.

J’ai peut-être eu de la chance, me direz-vous, je n’en sais rien, mais j’ai agi en mon âme et conscience, avec bon sens, avec recul dans l’écoute des médias et des autorités.

 

Quand on cherche, on trouve. Pourquoi vouloir à tout prix tester l’ensemble de la population ? On ne teste pas l’ensemble de la population en cas d’épidémie de grippe. On ne teste même pas pour savoir si on a la grippe. On fait confiance à son médecin qui pose un diagnostic selon un tableau clinique.

Le covid n’est pas la grippe sans doute, mais ça n’est pas le choléra non plus. Quelle folie s’est donc emparée du monde ? Il faut relire « Le hussard sur le toit» pour prendre conscience de ce qu’est une épidémie, pour recontextualiser peut-être.

 

Bien évidemment, pas de vaccin pour ma famille et moi-même, et pourtant la pression de l’entourage est grande. Mais pourquoi l’État ne prend pas ses responsabilités en le rendant obligatoire ? Il a bien su le faire dans d’autres circonstances avec les 11 vaccins obligatoires pour les enfants.

Pourquoi c’est à moi seul de porter cette responsabilité ? Si c’est un problème de santé publique, alors l’État doit prendre ses responsabilités.

Pourquoi on me culpabilise si je ne me fais pas vacciner ? Pourquoi je passe pour un mauvais citoyen, pire, un paria de la société des Hommes, dangereux pour l’Humanité ?

 

Pourquoi mon autorité de contrôle insiste lourdement sur la vaccination des jeunes de mes établissements à partir de 12 ans ? Pourquoi l’attestation parentale qui m’a été transmise par mon autorité de contrôle indique une version en date de février 2021 alors que celle publiée sur le site du ministère indique une version de juin 2021, ce qui semble dire que la vaccination des plus jeunes étaient donc prévue de longue date.

 

Depuis le début de cette histoire de covid, je n’ai jamais eu peur. Je pense que c’est même le meilleur des traitements.

 

Alors vivons !

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