Témoignage

“Quoi qu’il en coûte”

« Quoi qu’il en coûte »
C’est lorsque cette épidémie sera terminée que l’on pourra dresser un bilan de ce qu’elle aura coûté. Si toutefois elle se termine un jour ! On a déjà entériné une troisième dose vaccinale six mois après la deuxième. On parle beaucoup d’une probable quatrième dose. On envisage même carrément un rappel vaccinal tous les six mois en associant la dose hivernale avec le vaccin antigrippal qui deviendra ainsi obligatoire de facto.
En attendant ce clap de fin hypothétique, on peut toutefois se pencher sur le coût faramineux de la période déjà écoulée. Chaque confinement ayant entraîné la fermeture obligatoire de milliers d’entreprises, le gouvernement a logiquement décidé de compenser tout ou partie (selon les cas) des pertes subies par les employeurs (aides directes) et par les employés (chômage partiel). A quoi il faut ajouter le manque de recettes pour le Trésor Public en impôts divers non recouvrés, à commencer par la TVA. Après seulement six mois de crise, en Octobre 2020, Olivier Dussopt (Secrétaire d’Etat au Budget) chiffrait déjà ces dépenses à 186 milliards d’euros.
Si seulement il avait suffi de puiser dans des caisses bien pleines pour distribuer cette manne, il n’y aurait pas lieu de s’inquiéter outre mesure. Mais le budget de l’Etat étant régulièrement et désespérément déficitaire depuis plus de quarante ans, il n’y avait point d’argent disponible. Le gouvernement a donc fait comme d’habitude et comme tous les gouvernements avant lui : il a emprunté l’argent qu’il distribuait. La dette publique, qui était de 1 000 milliards en 2008, a ainsi atteint en Juin 2020 la coquette somme de 2 600 milliards d’euros (2 600 000 000 000 €). Trop de zéros finissent par rendre un nombre incompréhensible. Il est sans doute plus parlant de calculer la dette par personne : elle représente 39 000 € par français, tous âges confondus, y compris les enfants et les vieillards. Et 65 000€ par personne active.
On peut aussi s’inquiéter pour les comptes de la Sécurité Sociale dont le fameux « trou » fait parler de lui à la moindre occasion. Le prix du vaccin Pfizer, initialement négocié à 12 €, est rapidement
monté à 15.50 € puis finalement à 19.50 € (négociations secrètes, mais on l’a su le 17 Décembre 2020 par une bourde d’Eva de Bleeker, secrétaire d’Etat au budget européen). Le PDG de Pfizer
Albert Bourla estime ce prix très raisonnable car il permet de « sauver des vies pour le prix d’un repas ». C’est une façon de voir les choses. Mais si l’on distribue des millions de repas tous les six
mois, l’addition commence à être salée. ..50 millions de doses à 20 €, cela fait un milliard !
La Sécurité Sociale a pris aussi en charge, jusqu’à l’automne 2021, le remboursement des millions de tests virologiques, sérologiques, antigéniques, salivaires…Chacun étant facturé entre 10 et 50 € environ.
Elle a aussi payé les soignants chargés de la vaccination. La tarification à l’acte ayant donné lieu à des abus, c’est une vacation forfaitaire qui fut ensuite décidée : 420 € la demi-journée pour un médecin, 220 € pour un(e) infirmier(e). A ce tarif-là, certains médecins retraités n’ont pas hésité à voler au secours des vaccinodromes (deux demi-journées par semaine = 3 360 € par mois…)
Bien entendu, elle prend aussi en charge le coût des hospitalisations.
Celui-ci varie en fonction du service concerné, le plus onéreux étant logiquement le service de réanimation. A ne pas confondre avec le service de soins intensifs (celui que vous fréquentez après chaque
opération). Un médecin invité un jour sur un plateau télé a prétendu que certains hôpitaux n’hésitaient pas à admettre dans ces services des patients qui auraient pu en être dispensés. Pour
facturer plus cher. Mauvaise langue ? En tout cas, je me souviens d’une interview surréaliste par un journaliste qui posait des questions à un malade censé être en réanimation…En fait il avait
juste un tuyau d’oxygène dans le nez !
Mais selon moi ces coûts financiers ne sont pas les plus inquiétants pour l’avenir. Certes, rembourser la dette accumulée aura un coût faramineux, surtout si les taux d’intérêt ont le mauvais goût de ne
pas rester proches de zéro comme aujourd’hui. Mais au-delà de ce problème, je vois surtout un changement dans les comportements et dans les mentalités qui ne présage rien de bon. Le peuple des « gaulois
réfractaires » décrit par Emmanuel Macron semble s’être considérablement assagi au point d’accepter des obligations, des restrictions, des interdictions qui l’auraient fait hurler il y a peu.
Ne revenons pas sur les incohérences consistant à se signer soi-même une autorisation de sortie, à exiger le port d’un masque dans un train mais pas dans le métro, à fermer les discothèques mais pas les
clubs libertins, etc…Toutes ces inepties ont inspiré le journal allemand Die Zeit qui a rebaptisé notre pays de doux nom d’ « Absurdistan »…
Mais le plus grave, à mes yeux, restent les coups de canif donnés au contrat social. Voire même au Code du Travail puisque la non-vaccination d’un salarié va permettre, que dis-je, va imposer à
son employeur sa mise à pied avec pour corollaire la suspension de son salaire. Et, au terme d’une période de deux mois, son licenciement.
Avec l’indemnité afférente. Sans avoir, de par la loi actuelle, le droit de le remplacer avant un an (joli casse-tête pour l’employeur).
Je n’aurai jamais cru que l’on arrive à licencier un salarié pour raison médicale ! J’imagine que si l’on avait fait cela pendant les « années sida », si un employeur avait osé licencier officiellement un salarié en raison de sa séropositivité, il l’aurait payé cher devant les Prud’hommes. Et dans les médias, n’en parlons pas !
Ce qui fait peur également, c’est la surveillance généralisée, le flicage des uns par les autres, la mise en place d’un certificat autorisant à circuler …Ces méthodes sont déjà mises en place en Chine où l’on pratique sans difficulté la reconnaissance faciale. On peut imaginer sans délirer que le QRcode aujourd’hui enregistré sur smartphone le sera un jour dans une puce électronique implantée sous la peau. Techniquement, c’est très facile. C’est comme cela que n’importe quel vétérinaire peut identifier mon chien…
Ce « meilleur des mondes » si bien anticipé par Aldous Huxley nous guette si nous ne réagissons pas. Il sera malheureusement facilité par de nombreux français trop soucieux du court terme et prêts à tout
avaler pour avoir la paix.
J’ai fait mes études secondaires au lycée La Boëtie de Sarlat. Là, en 1576, un jeune homme de dix-huit ans qui s’appelait Etienne de la Boëtie écrivait le « Discours de la servitude volontaire ». Il
soutenait la thèse qu’aucun pouvoir ne peut dominer une société sans la collaboration active ou résignée d’une partie notable de ses membres. Il concluait : « Soyez donc résolus à ne plus servir et vous
serez libres ! »

Daniel, Biscarrosse,31/8/21

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