Témoignage

Réponse par email aux sénateurs : Non au Pass Sanitaire

Dans ce témoignage figurent 3 réponses rédigée au cours d’un échange épistolaire avec des sénateurs. En effet, l'auteur a écrit à tous les sénateurs de France, leur demandant de rejeter le pass sanitaire. 3 d’entre eux ont répondu être "pour" et chacun a respectivement reçu la réponse suivante :

Réponse par email à un sénateur : Non au Pass Sanitaire
Réponse par email à un second sénateur : Non au Pass Sanitaire
Réponse par email à un troisième sénateur : Non au Pass Sanitaire
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Réponse 1 par email à un sénateur : Non au Pass Sanitaire

Monsieur le Sénateur,

Merci pour votre réponse.

Être placé face à des injonctions contradictoires depuis longtemps à propos d'un même sujet finit par rendre difficile tout recul et sens critique.
Aussi, lorsque vous écrivez "Le Sénat a revu ce texte dans un sens plus protecteur des libertés fondamentales en y apportant de nouvelles précisions et restrictions" j'aimerais vous rejoindre mais je ne le puis...

Quand un texte permet de conditionner l'accès à certains événements ou lieux sur des bases sérologiques, j'en suis navrée mais quelle que soit la façon dont on le lit, estimer qu'il a été revu dans un sens plus protecteur des libertés est un argument spécieux.

Le pass sanitaire, quel que soit son format, quelle que soit la tentative de le restreindre, s'oppose de fait à notre devise "Liberté - égalité - fraternité". Ce n'est pas une question de sémantique, mais de principe.

Aussi, la seule et unique réponse / position qui soit, de là où je me tiens, alignée avec l'esprit de notre Constitution et la défense de l'intérêt de tous, est son rejet, son blocage, même si, in fine, en "bout de navette", le Gouvernement dispose de la possibilité de faire statuer l’Assemblée nationale en dernier ressort.

La garantie de la liberté et du maintient de la santé publique consisterait à permettre à chacun de faire de façon éclairée le choix de se vacciner ou pas... c'est simple : en deçà de ce postulat commence la discrimination...

Je vous prie de croire, Monsieur le Sénateur, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Réponse 2 :

Monsieur le Sénateur,

Merci pour votre réponse.

Je vous transmets dès maintenant, sans attendre, mon appréciation de personne éclairée et peu sujette au noyage de poisson des éléments de langage : le pass sanitaire s'oppose à notre devise "Liberté - égalité - fraternité", vous pouvez tourner dans n'importe quel sens vos arguments spécieux, vous n'en ferez pas des arguments rationnels, pas plus que raisonnables...

Cette "attestation d'immunité" conditionne l'accès à certains événements ou lieux sur des bases sérologiques, il me suffit de faire cette constatation pour que chacun de vos arguments tombent... Cette "attestation d'immunité" est donc une atteinte à la liberté, une atteinte à l'égalité, une atteinte à la fraternité.

Si l'on ajoute à cela le fait que l'idée d'une immunité obtenue grâce au vaccin ne se base sur aucune étude scientifique... puisqu'être vacciné ne garantit aucunement une immunité quelle qu'elle soit et rien ne prouve non plus que la vaccination diminue le portage du virus... ce dispositif représente en conséquence tout sauf un progrès et ne démontre strictement rien.

Il convient d'ajouter à ce tableau que la CNIL a fortement déploré être sollicitée sur un coin de table en dernière minute pour traiter d'un sujet aussi important... et qu'accessoirement ce n'est pas parce que 2, 5, 10 ou 20 États (qu'ils soient européens ou non) prennent la même décision que ça en fait une bonne décision... une ânerie reste une ânerie À l’issue d’une année épidémique pas Covidement plus meurtrière que la tuberculose, il est de la responsabilité de chaque citoyen ou citoyenne de veiller aux pensées, aux paroles et aux actions de ceux qui sont mandatés pour être les représentants du peuple, et à ce titre je vous remercie pour votre réponse très éclairante sur ce qui constitue manifestement pour vous l'intérêt du plus grand nombre.

Pour conclure je salue votre remarquable invitation à exercer mon propre jugement, en toute lucidité, et dépasser ainsi la médiatisation anxiogène du sujet pour faire preuve de solidarité...

je n'y avais pas pensé !

Je vous prie, Monsieur le Sénateur, d’agréer l’expression de ma considération courtoise.

 

Réponse 3 :

Bonjour,

La liberté est bel et bien mise à mal par ce pass sanitaire quand l'accès aux droits et libertés dépend de la soumission à un test de dépistage, à un traitement ou à un vaccin. On parle ici de:
- la liberté de décider librement d'un traitement (curatif ou préventif) ou pas pour soi-même
- la liberté de le faire à la mesure d'une balance bénéfice-risque éclairée
- la liberté de le faire sur des bases scientifiques, fondées et transparentes

Ce pass qui consiste à faire opérer la vérification de mon identité par une entité non légalement assermentée pour le faire est déjà en soi une aberration et une violation du droit au respect de la vie privée ... Ajoutant à cela la vérification mon acceptation ou non de mon état sérologique ou de mon acceptation d'avoir reçu une ou plusieurs injections et nous entrons dans une violation du secret médical.

Votre réponse "oui mais la CNIL veille" n'est malheureusement pas de nature à rassurer, puisque la seule chose qu'elle met en lumière c'est le non questionnement du principe même de ce qui pose ici problème.

Quant à l'argument de faire tout cela avec objectif à valeur constitutionnelle de protection de la santé publique, je vous invite à relire l'esprit de la loi, clef de voute de notre Constitution : la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 et spécifiquement les articles 1 et 4 :

Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
Art. 4. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

De quelle protection de la santé publique parlez-vous quand la "vaccination", pierre angulaire sur laquelle repose le pass sanitaire, n'empêche ni d'être infecté ni d'infecter autrui... et quand bien même elle le permettrait, la garantie de la liberté et du maintient de la santé publique consisterait alors à permettre à chacun de faire le choix éclairé de se vacciner ou pas... et en aucun cas d'imposer l'obligation de se voir injecter un produit n'ayant même pas reçu en bonne et due forme une autorisation de mise sur le marché.
Je vous remercie pour votre réponse qui confirme une fois de plus que l'empilage d'éléments de langage n'est pas souvent gage de qualité de la pensée et a plutôt tendance à donner naissance à des arguments spécieux.

Pour oser évoquer des garanties solides au maintient de l'Etat de droit, encore est-il nécessaire d'avoir à l'esprit ce qu'est l'Etat de droit...

Je vous prie de recevoir l'expression de ma considération distinguée

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